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Témoignages de personnes électrosensibles collectés le 7 juillet 2015

Solution

Témoignages de personnes électrosensibles collectés le 7 juillet 2015

 

 

 

Source :http://www.santepublique-editions.fr/objects/nouveaux-temoignages-de-personnes-electrosensibles-7-juillet-2015.pdf

 

 

 

Date

Lieu

Nom

Age

Profession

1er Juillet 2015

 

Brigitte

62 ans

 

25 juin 2015

Vanves

Marie Noelle

 

Assistante de Direction

30 juin 2015.

 

Jean

 

 

6 juillet 2015

Paris

Alison

58 ans

Chanteuse lyrique/professeur de chant et de musique/traductrice

6 juillet 2015

Paris

Françoise

71 ans

Retraitée bibliothécaire

6 juillet 2015

Morangis

Jérôme

35 ans

sans profession, ancien informaticien

6 juillet 2015

Paris XIème

Dominique

48 ans

régisseur d'évènementiel

5 juillet 2015

Dourdan

Sandy

48 ans

infographiste

6 juillet 2015

Ermont (95)

Christophe

43 ans

chef opérateur dans l'audiovisuel

6 juillet 2015

Maisons-Alfort (Val de Marne)

Benoît

34 ans

Universitaire d'enseignement et de recherche à Sciences Po

5 juillet 2015

Rhône-Alpes

Martial

36 ans

ingénieur en électronique (ISEN)

6 juillet 2015

Ivry/Seine

Homme

33 ans

fonctionnaire, technicien d'instrumentation scientifique

5 juillet 2015

Angers

Véronique

46 ans

assistante de direction

5 juillet 2015

Paris

Marie-Pierre

45 ans

assistante dentaire

 

Paris

Christine

53 ans

scientifique

 

 

Dominique

50 ans

Ingénieur

5 juillet 2015

 

Judith

47 ans

cinéaste

6 juillet 2015

Orgeval (78)

Véronique

57 ans

infirmière puis institutrice

 

Dijon

Benoit

48 ans

Electromécanicien en reconversion professionnelle

5 juillet 2015

Montreuil

Marie-France

54 ans

modèle vivant

Juin 2015

 

Marie

 

 

5 juillet 2015

Tours

Véronika

58 ans

infographiste

5 juillet 2015

Palaiseau

Christine

51 ans

Agent de gestion comptable

6 juillet 2015

Paris

Christine

57 ans

consultante en études marketing

5 juillet 2015

 

Femme

56 ans

kinésithérapeute

 

Lyon

Agnès

50 ans

ingénieur en informatique

5 juillet 2015

 

Docteur L. C.

 

 

5 juillet 2015

 

Femme

39 ans

 

6 juillet 2015

Paris

Fathia

52 ans

Agent administratif à la ville de Paris

 

 

Isabelle

60 ans

maître de conférences en physique à l'université

 

 

Anne

55 ans

 

5 juillet 2015

Anthony

Jocelyne

48 ans

Employée de banque

5 juillet 2015

Allier (Auvergne)

Agnès

47 ans

 

5 juillet 2015

Pantin

Hamida

63 ans

en retraite anticipée pour raison de santé, ex formatrice

5 juillet 2015

Paris XXème

Soky

39 ans

sans emploi anciennement consultante RH

5 juillet 2015

 

Parisienne

 

 

24 juin 2015

Lion sur mer (14780)

Emeline

38 ans

Ingénieur Environnement

5 juillet 2015

Paris

Marie-Pierre

45 ans

assistante dentaire

6 juillet 2015

Peypin d'Aigues (Vaucluse, Provence)

Anne

71 ans

 

 

 

 

 

 

Témoignage de Brigitte 1er Juillet 2015

 

Un matin de 2009, je me réveille électrosensible.

 

C’est le wifi des voisins qui a déclenché mon électrosensibilité.

 

Et pourtant il était 2 étages en dessous.

 

Je découvre qu’il y a 600mvolts chez moi et que cette pollution est due non seulement à cette wifi mais aussi aux antennes relais situées à 300m de chez moi.

 

Elles me nuisaient depuis 10 ans sans que je le sache.

 

J’ai les symptômes habituels de tout électrosensible ( dont les insomnies ) Ce jour de 2009 ma vie a basculée.

 

Je fais les démarches pour obtenir la Reconnaissance Travailleur Handicapé ( RQTH)

 

Je l’obtiens vite ce qui va m’aider.

 

Mon directeur est alors formidable : il demande à tous les salariés d’éteindre leur portable en ma présence.

 

Il me donne aussi une pièce refuge en cas de besoin.

 

Il m’a ainsi permis d’aller au bout de ma carrière professionnelle.

 

J’entreprends le parcours médical, les traitements et la protection de mon logement :

 

Coût : 15000€

 

J’achète un baldaquin et je blinde moi-même mon appartement ; la pollution électromagnétique baisse de 600mvolts à 6mvolts !

 

Mais malgré le blindage, le wifi des voisins passe. Je ne peux donc toujours pas dormir.

 

Pensant le CPL (courant porteur en ligne) inoffensif, je leur propose comme alternative de leur fournir un boîtier CPL

 

Ils acceptent et coupent le wifi.

 

Je passe une nuit cauchemardesque : j’ai de graves irrégularités cardiaques, je crains une crise cardiaque, j’ai failli appeler le SAMU.

 

Le lendemain, je reprends le boîtier CPL fourni et les personnes acceptent de câbler.

 

Enfin, je peux dormir !

 

Le compteur Linky fonctionnant avec WIFI et CPL, je suis terrorisée à l’idée de son installation dans la copropriété.

 

Enfin ma santé s’améliore et se stabilise.

 

Mais que faire pour assurer ma sécurité si difficilement acquise ?

 

Je tente alors de créer une petite copropriété de personnes électrosensibles et d’amis d’électrosensibles.

 

Pour cela, j’achète le studio contigu au mien, je le blinde et le loue à une personne électrosensible.

 

Puis je loue le studio du dessous afin qu’il soit habité par une personne aussi électrosensible.

 

Et pour finir, nous votons en Assemblée Générale le refus de tout compteur de type Linky.

 

Après 6 ans d’épreuves, j’ai enfin trouvé un équilibre mais celui-ci reste fragile.

 

Si un seul compteur Linky était installé dans la copropriété, il rayonnerait dans tout l’immeuble.

 

Avec le blindage, mon lieu de vie se transformerait en four à micro ondes !...

 

J’ai 62 ans. Je vis là depuis 16 ans. J’ai le droit de vouloir rester chez moi.

 

Madame la Ministre, vous faîtes partie des rares personnes en France qui osent s’opposer aux lobbies.

 

Je compte sur votre soutien actif pour pouvoir rester chez moi et y vivre sans danger.

 

Brigitte

 

 

 

 

 

Témoignage de Marie Noelle, Assistante de Direction Vanves, Le 25 juin 2015

 

J’ai été diagnostiquée électrohypersensible en octobre 2014 après une errance médicale de plus de 6 mois qui a engendré des dépenses médicales considérables pour des examens sans résultat. Depuis, grâce à des amis informés, j’ai pu établir le lien entre mes malaises très impressionnants (3 passages aux urgences) et l’exposition aux champs électromagnétiques.

 

Je souffrais de vertiges, pertes d’équilibre (chute), acouphènes, fatigue intense (deux mois et demi d’arrêt de maladie).

 

J’ai rencontré un hématologue, le professeur DROUET, qui a certes mis en évidence une leucopénie, des anticorps auto-immuns positifs, mais rien qui ne puisse expliquer mes malaises. J’ai également consulté un professeur de médecine interne à la Salpétrière, même absence de diagnostic.

 

Les deux IRM que j’ai passés m’ont d’ailleurs à l’occasion provoqué des malaises plus importants (retour aux urgences le lendemain). Etrange, rien d’anormal n’apparait à l’IRM, mais l’examen lui-même me rend malade....J’ai rencontré également un cardiologue, un ORL, un endocrinologue, en vain.

 

Après un mois de vacances, éloignée des antennes relais, de la wifi et du DECT, mon état s’est énormément amélioré. Les médecins en déduisent alors que l’origine de mes troubles était un virus que j’aurais contracté et qui aurait provoqué ces désordres sanguins. Le virus disparu, les choses rentraient dans l’ordre. Tout ceci m’a paru cohérent et très rassurant. Seulement voilà, trois semaines après la reprise de mon activité professionnelle, mes troubles réapparaissent. J’aime mon travail et mes conditions de travail sont optimales. Je réalise alors qu’une borne wifi est très proche de ma tête ainsi qu’une borne 3G (2m de mon dos). Inévitablement je fais la corrélation.

 

Je rencontre alors le professeur BELPOMME. Ce dernier a objectivé mes symptômes par un encéphaloscan, des examens sanguins et urinaires. Le diagnostic est alors tombé : souffrance cérébrale matérialisée par un déficit de vascularisation cérébrale. Il m’a évidemment conseillé l’éviction des ondes.

 

Grâce au médecin du travail qui connaissait le problème, l’employeur a procédé aux déplacements des deux bornes incriminées. J’ai par ailleurs appliqué chez moi une peinture de graphite sur les murs pour limiter l’exposition. Je dors sous un baldaquin cage de faraday. 9 mois plus tard, mon taux de globules blancs est remonté. Les anticorps auto-immuns sont désormais négatifs. Mon encéphaloscan est normal. Je dois cette « guérison à l’éviction des ondes». Certes, dès que je m’approche d’une zone « chargée, je ressens des fourmillements et un malaise naissant, mais grâce à la connaissance du problème, je m’éloigne et échappe ainsi à la dégradation physique que j’ai vécue l’année dernière.

 

Je reste très fragile, les basses fréquences me dérangent également désormais. Prendre le train devient très difficile, (je titube en sortant du train) ; le métro également (autant de portables que de voyageurs). Je ne peux plus cuisiner avec ma plaque vitrocéramique, et utilise un réchaud à gaz. Bref tous les endroits très chargés m’épuisent. Mais à partir du moment où je m’en éloigne, tout va mieux.

 

Pour consolider cette amélioration je dois absolument éviter toute exposition excessive. Le LINKY compromet cet équilibre fragile. J’ai pu me protéger chez moi et sur mon lieu de travail des champs magnétiques générés par la tétéphonie ; je ne pourrai pas me protéger des ondes générées par un compteur intelligent qui émet en permanence.

 

NB : ma collègue de bureau est également électrohypersensible, son encéphaloscan met en évidence une insuffisance à gauche, le mien à droite. Nous étions face à face. Elle a depuis été licenciée pour inaptitude.

 

Marie Noelle Vanves

 

Assistante de Direction Le 25 juin 2015

 

 

 

 

 

Témoignage de Jean, le 30 juin 2015.

 

Bonjour,

 

Je vous apporte bien volontiers mon témoignage de médecin :

 

Médecin proche de Marie-Noëlle, je l'ai accompagnée tout au long de sa longue errance médicale après ses trois pertes de connaissance et ses trois accueils en Urgence à l'hôpital.

 

Après d'innombrables consultations de spécialistes et de trois professeurs agrégés Chefs de Service hospitaliers, et tout autant d'examens coûteux pour la Sécu et invasifs pour le patient (ondes E-M d'IRM), malgré des perturbations hématologiques sérieuses et non expliquées -mais qui ont eues l'avantage d'éviter l'accusation psycho-somatique-, seul le diagnostic aveu d'impuissance de "Maladie Auto-Immune" a été évoqué.

 

Lorsqu’enfin l'Hypersensibilité aux Ondes Électro-magnétiques a été objectivement et sans contestation établie, et prouvée par la spectaculaire amélioration lors de l'évitement de ces ondes, j'ai été, en tant que médecin, rétrospectivement effaré par l'ignorance dans ce domaine de la médecine française.

 

Il est à redouter que l'intrusion des radio-fréquences invasives émises par le nouveau "Linky" réduise à néant l'amélioration difficilement acquise.

 

Jean, le 30 juin 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage d'Alison, 58 ans, Chanteuse lyrique/professeur de chant et de musique/traductrice, Paris le 6 juillet 2015

 

Alison - 58 ans - Paris - Chanteuse lyrique/professeur de chant et de musique/traductrice

 

Dès l’apparition des portables, je me suis sue sensible à cette technologie. Quelques secondes à peine sur un de ces téléphones me causaient des douleurs totalement inconnues : c’était comme si on me transperçait l’oreille et le cerveau avec un poignard.

 

Assez rapidement après mon installation dans mon nouvel appartement sous les toits de Belleville, vers l’an 2000, j’ai commencé à éprouver des symptômes divers : douleurs non seulement à la tête, mais aussi à la nuque, autour du bulbe rachidien, insomnies de plus en plus graves...

 

On m’avait parlé de l’association « Les Robins des Toits », et voilà au moins 7-8 ans, l’un de leurs membres est venu faire des mesures chez moi. Le taux d’exposition était déjà élevé - deux groupes d’antennes cernaient déjà mon immeuble. Il m’a conseillé le blindage, mais ma situation financière précaire, en tant que parent isolé sans revenus fixes, ne me l’a jamais permis.

 

Il y a un peu plus d’un an, au retour des vacances de février 2014, je ressens une aggravation exponentielle de mes symptômes. A ceux déjà cités, s’ajoutent vertiges et palpitations cardiaques telles que je dois faire appel aux urgences, craignant la crise cardiaque.

 

Ce n’est que quelques jours plus tard que je comprends ce qui se passe : je n’avais pas levé les yeux... En regardant soudain par ma fenêtre, je constate que deux nouvelles antennes sont apparues, à environ 50 mètres de chez moi, dont une pile en face de mon salon.

 

Après quelques vaines tentatives de cacher mon lit derrière tous les meubles possibles pour tenter de me protéger, je n’ai d’autre choix que de fuir mon logement, avec mon fils âgé à l’époque de 11 ans.

 

Nous avons passé trois mois en errance, dormant quelques jours par ci, une semaine par là, au gré du généreux accueil d’amis divers, dans le studio qu’habite ma mère...

 

Mon fils perd du jour au lendemain tous ses repères, le lieu où il vivait depuis sa naissance et où il grandissait heureux, dans une cour verdoyante des plus recherchées du quartier... Tout son ancrage, qui palliait à l’absence de son père, défait. Vous imaginez les conséquences sur sa scolarité, du fait de ne pas savoir d’un jour à l’autre où il allait dormir, d’avoir ses affaires éparpillées à droite à gauche...

 

Pour moi aussi, la perte de ce lieu de vie qui m’était cher, premier endroit où, après des années d’une vie très « nomade », je m’étais enracinée, a été un véritable traumatisme.

 

Cela a causé la perte d’une partie de mon travail : ne pouvant plus accéder à mon piano, j’ai perdu la plupart de mes élèves. Et le travail complémentaire de traduction que j’exerçais m’était devenu très pénible, l’augmentation de mes symptômes EHS me rendant l’usage de l’ordinateur très douloureux.

 

J’ai finalement dû louer in extremis un autre appartement, le seul où l’on acceptait mon dossier « atypique », qui m’a coûté plus de 1000 euros par mois, en plus des charges de mon appartement d’origine – que je n’ose même pas louer à quiconque, de nouvelles mesures révélant un taux d’exposition jusqu’à 5 volts/mètre !

 

Je ne me suis jamais sentie bien non plus dans le logement loué, entièrement sur rue et extrêmement bruyant, avec des murs et plafonds de la minceur du papier, laissant passer non seulement le bruit mais les ondes de la wifi et des portables de tous les voisins. J’y ai passé un an à dormir dans un couloir, seul endroit un peu plus calme...

 

Cette fois-ci, c’est à Pâques de cette année, « rebelotte », empirement exponentiel des maux de tête, vertiges, états où mon cerveau est soudain vidé, comme mort, dans cet appartement situé également à un étage trop élevé. Nous devons à nouveau partir.

 

Nous sommes actuellement hébergés chez une amie co-EHS, en attendant de trouver un lieu de vie où je puisse retrouver la santé et des conditions me permettant de travailler à nouveau normalement.

 

Pour cela, il nous faudra peut-être quitter Paris et tout notre environnement familier, pour aller nous réfugier à la campagne, dans un lieu moins saturé d’émissions nocives.

 

 

 

L’installation des compteurs Linky, par lequel tout le système électrique domestique se transformerait en émetteur d’ondes à haute fréquence, serait un désastre pour moi comme pour tous les EHS, et constituerait une mise en danger absurde et gravissime de toute la population.

 

Je souhaite enfin ajouter que dans mon entourage, cinq personnes, oui cinq, sont décédées ces dernières années de tumeurs au cerveau... dont une ingénieure qui a travaillé pendant des années sur le développement de la téléphonie mobile. Sans parler d’autres lymphome et maladie étrange de la moelle épinière... Pur hasard ? Peut-être...

 

Le 6 juillet 2015

 

 

 

 

 

Témoignage de Françoise, 71 ans, Retraitée bibliothécaire, Paris, le 6 juillet 2015

 

Françoise Paris, le 6 juillet 2015 Retraitée bibliothécaire

 

71 ans

 

Madame la Ministre,

 

En 2009 j’ai déménagé. Je pensais avoir trouvé l’appartement idéal. Ce fut un cauchemar. Jusque là, je n’avais pas de problèmes de santé. Dès mon installation dans cet immeuble récent, je perds mon énergie, je souffre d’insomnies, de perte de mémoire, de difficultés de concentration d’acouphènes, j’ai parfois de problèmes digestifs, des maux de tête, un peu d’hypertension. Moi qui suis bibliothécaire de métier, j’ai du mal à lire. A la 30ème page d’un livre je ne me souviens plus de la première. Quelle humiliation !

 

Je consulte plusieurs spécialistes. Je subis plusieurs examens. Rien d’anormal. Rassurez-vous, Madame, c’est l’âge, me dit-on. J’ai alors 68 ans.

 

Un jour une neurologue connue, très à l’écoute de ses patients conclut : « Vous n’avez rien, vous êtes seulement un peu déprimée. Je vous prescris un antidépresseur ».

 

Je repousse ce diagnostic car je sens que mes problèmes de santé ont une cause matérielle, environnementale .Dès que je quitte Paris pour un lieu protégé, à la mer ou à la campagne, je vais tout de suite beaucoup mieux. Mais j’ignore alors l’existence de l’électrohypersensibilité .

 

Début 2013, deux antennes 4 G sont installées à 30m de mon immeuble côté nord. Mes problèmes de santé s’aggravent. J’ai l’impression que mon cerveau est paralysé, que je ne peux plus ni réfléchir ni rien retenir de tête. J’ai la sensation qu’un casque métallique enserre ma tête.

 

J’entends dire alors que les antennes 4 G sont mauvaises pour la santé. Mais je ne fais pas encore de rapprochement entre mes problèmes de santé et l’installation de ces antennes.

 

En décembre 2013, une autre neurologue diagnostique chez moi une électrohypersensibilité. Je comprends ce qui me rend malade. Un cocktail d’ondes électromagnétiques : le wifi de tous mes voisins, plus leurs téléphones portables et le mien, le tout associé aux nouvelles antennes 4G. C’est pour moi une overdose d’ondes que je ne peux supporter.

 

Cette explication me donne du courage. Je sais maintenant contre quoi me battre. Mais je ne mesure pas encore la difficulté de la tâche.

 

Je dois bien sûr protéger mon appartement. C’est difficile et très onéreux.

 

Mais je dois aussi changer radicalement mon mode de vie.

 

Ma vie sociale est totalement modifiée. Mes vieux amis trouvent que j’exagère. D’autres pensent que je fabule. La généralisation de l’utilisation des ondes est pour eux un

 

progrès, c’est l’avenir. En dénonçant les ondes, je suis rétrograde. Le cercle de mes amis se rétrécit donc.

 

Ma famille pense également que j’exagère et ne comprend pas bien mes difficultés.

 

Je dois renoncer à mes loisirs préférés. Je crains maintenant les séances de cinéma, le théâtre, les concerts, les dîners au restaurant entre amis, les réunions diverses.

 

Si un compteur Linky était installé chez moi et si d’autres compteurs de ce type étaient installés dans mon immeuble les difficultés que je rencontre seraient multipliées à l’infini. Je devrais fuir. Mais pour aller où ?

 

Une de mes petites filles âgée de 9 ans présente des malaises qui me rappellent les miens. Que va-t-elle devenir si on installe aussi chez elle un compteur Linky qui la rendra malade en permanence?

 

Françoise

 

 

 

 

 

Témoignage de Jérôme, 35 ans, sans profession, ancien informaticien, Morangis, le 6 juillet 2015.

 

Prénom : Jérôme Age : 35 ans Ville : Morangis

 

Métier : sans profession, ancien informaticien

 

 

 

Comment votre électrosensibilité s’est déclenchée :

 

Mon électrosensibilité semble liée à une sur-exposition aux ondes située sur mon nouveau lieu de travail à La Défense en 2009, ça a commencé par des décharges électrostatiques dès le contact avec des pièces métalliques pendant la première année en fin de soirée. L'année suivante, j'ai commencé par déclarer des acouphènes bilatéraux pour lesquels j'ai fait un IRM et un scanner qui n'ont révélé aucune incohérence anatomique. Par la suite j'ai commencé à avoir une paresthésie située au niveau des conduits auditifs qui se sont transformé en dysesthésies (brûlures) au même endroit. Les brûlures se sont étendues au niveau du côté gauche de mon visage (cou/langue/oreille interne) et dont les parties touchées sont dorénavant sensibles aux différents champs électromagnétiques que ça soit basse ou haute fréquence (SLF/HF).

 

 

 

Vos symptômes principaux

 

Symptômes dermatologiques : Dermite séborrhéique/ Pétéchies

 

Symptômes neuropsychologique : céphalés / mémoire visuelle détériorée / insomnie

 

Trouble de l'audition : Acouphènes persistants bilatérales / hyperacousie / vertige (oreille interne)

 

Trouble du système nerveux : paresthésie / dysesthésies

 

 

 

L’impact sur votre vie professionnelle et personnelle

 

Depuis que je suis devenu électrosensible, impossible de retrouver un lieu de travail où mes symptômes ce soient complètement résorbés, même lorsque je reste sur mon lieu d'habitation qui est pourtant peu exposé aux radiofréquences, certains symptômes continuent de se dégrader, comme les acouphènes qui ne cessent d'augmenter depuis mon accident de travail. Je suis actuellement en attente de réponse de la MDPH afin de trouver une solution à mon état de santé.

 

 

 

Pourquoi Linky représente un danger pour votre santé

 

Étant informaticien, j'ai eu l'occasion de tester plusieurs modèles de boîtier CPL et certains d'entre eux m'ont déclenché mes problèmes de picotement et de brûlure au niveau du visage qui sont difficilement tolérables sur le long terme. À la différence de ces boîtiers, si le compteur avait les mêmes conséquences sur mon état de santé, il ne serait pas possible de l'enlever et en conséquence de quoi, je serais contraint de partir de mon lieu d'habitation à terme sans avoir de solution de repli. Il y a de grandes chances que je finisse donc sans domicile fixe, sachant que je n'ai aucun travail pour le moment suite à mon problème de santé et que de surcroît le déploiement global du compteur Linky pourrait m'empêcher de retrouver un autre lieu de vie qui serait en adéquation avec mon état de santé.

 

Voilà, j'espère avoir été assez clair, si besoin je peux apporter des précisions.

 

Cordialement,

 

Le 6 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Dominique 48 ans, régisseur d'évènementiel, Paris XIème, Le 6 juillet 2015.

 

Dominique 48 ans Paris 11E régisseur d’évènementiel

 

Victime des compteurs à eau à radio fréquence ISTA –CYBLE RF

 

En 2009, notre immeuble à été équipé de 15 compteurs télérelevé ISTA – CYBLE RF, émettant des radiofréquences.

 

Le jour même j’ai été prise de vertiges et de sifflements suraigus dans les oreilles et de déséquilibre, je me cognais contre les murs et je tombais.

 

Les jours et les semaines qui suivirent, mon état s’aggrava, avec des épisodes de confusion, des problèmes d’élocution, des pertes de mémoire, des paralysies faciales et la perte totale du sommeil. Ma tension artérielle, qui avait toujours été de 12.6, chuta à 8 puis 7 de manière continue, m’empêchant de me lever et de travailler.

 

S’ensuivirent de long mois, d’examens médicaux divers, scanner inclus, qui ne montraient rien de particulier, jusqu’au jour où un médecin après examens sanguins et urinaire approfondis, m’annonça le diagnostic : électrohypersensibilité. J’ai été le jour même, envoyée à la campagne car mon état était sérieux, dans une maison déconnectée, à l’abri des antennes relais et équipée d’anciens compteurs analogiques. Après une semaine dans ce lieu, mon état de santé été quasiment rétabli.

 

Hélas, lorsque je reviens dans un lieu trop exposé aux ondes, mon état de santé décline de nouveau après quelques heures.

 

Je ne peux plus travailler dans un bureau avec mes collègues.

 

Je ne peux plus prendre le métro, l’avion en wifi, ou le train, ni rester trop longtemps dans un centre-ville.

 

Je ne peux plus vivre en appartement à cause de la technologie des voisins car les murs n’arrêtent pas les ondes.

 

Moi, vraie Parisienne branchée au carnet d’adresse fourni, je vis maintenant recluse dans une maison isolée en province, coupée de tout, mais cette maison possède encore l’électricité, dernier luxe technologique que je peux encore supporter la journée mais que je coupe la nuit afin de pouvoir dormir.

 

J’ai dû changer ma fille d’école en cours d’année, qui a eu beaucoup de mal à s’intégrer, quitter les amis de toute une vie, je vis loin de mon mari et j’ai dû quitter et refuser plusieurs emplois qui ne pouvaient pas aménager un espace de travail pour mon handicap.

 

Le ‘traitement paliatif de l’électrosensibilité n’étant pas encore pris en charge par la Sécurité sociale, ni le blindage nécessaire pour l’habitat, nous sommes maintenant dans une situation financière catastrophique et si je survis encore, c’est parce que ma mère de 82 ans remplit mon réfrigérateur. Je suis donc passée d’une vie brillante à Paris, à la quasi misère dans mon ‘refuge’.

 

Il est donc hors de question, que les compteurs LINKY (qui fonctionnent en mode CPL), ou GAZPAR (qui émet des ondes) soient installés chez moi.

 

Ma santé étant trop fragile, ce sera une mise en danger de ma vie donc zéro tolérance possible.

 

Je vous rappelle d’ailleurs que la technologie CPL n’a été soumise à aucun test sanitaire avant son développement. Le CPL, j’y ai déjà été exposée dans un bureau pour mon travail et il provoquait des brûlures dermatologiques au niveau de mes pieds et jambes, mes jambes étant les plus proches du circuit électrique convoyant le CPL du bureau, et j’ai dû quitter cet emploi.

 

Je refuserai donc catégoriquement l’installation de LINKY et GAZPAR chez moi.

 

Si EDF suite à ce refus, décide de couper l’électricité de mon ‘refuge’, sachez que ce sera la condamnation pour une mère et sa fille de 11 ans à mourir de froid l’hiver prochain car nous n’avons pas de cheminée, ni de ressource pour installer un autre mode de chauffage que la chaudière à gaz que nous possédons mais qui a besoin de l’électricité pour fonctionner.

 

La transition Energétique je suis POUR mais LINKY et GAZPAR c’est NON. Je témoigne, étant moi-même la victime des compteurs individuels à eau RF, la population française va être irradiée par cette technologie nocive.

 

Dans l’immédiat, la majorité de mes concitoyens est sous-informée sur Linky et GAZPAR et leur nocivité, mais comme pour les antennes relais, le bouche à oreille fonctionne très vite, et dans quelques années, vous aurez un réel problème sanitaire et un problème d’opinion publique à gérer.

 

Le 6 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Sandy, 48 ans, infographiste, Dourdan, le 5 juillet 2015.

 

Je m'appelle Sandy, j'ai 48 ans. Je réside à Dourdan et je suis infographiste.

 

Il y a quelques années, j'ai remarqué que lorsque j'étais dans une maison où il y avait une box en wifi, je me sentais mal. Je sentais mon corps se vider ses forces, avais de la difficulté pour parler et je devenais tellement faible que je ne tenais plus sur mes jambes. Puis, j'ai remarqué que je ressentais une gêne similaire lorsque j'étais en présence d'une personne avec un ordinateur portable, connecté en wifi.

 

Depuis quelques années, j'avais d'énormes problèmes de concentration et de mémoire. Petit à petit, j'ai moins lu car je n'arrivais plus à me concentrer et oubliais le chapitre que j'avais lu. J'ai toujours adoré lire et je vivais très mal ces problèmes de mémoire et de concentration. J'en étais arrivée au point que je ne savais plus le contenu de mon réfrigérateur, si j'avais fait ou non les courses.

 

Ce n'est qu'en l'ouvrant que je prenais connaissance de son contenu ou absence de contenu - ce que j'oubliais quelques heures plus tard.

 

J'en ai parlé à un neurologue qui ne m'a pas prise au sérieux car je n'étais pas assez âgée pour avoir Alzheimer.

 

En 2012, j'ai changé d'appartement. J'en ai visité plusieurs dont un : beau, lumineux et au prix de mon budget. Au cours de ma première visite, j'ai ressenti une fatigue du même type que celle que je ressens dans une maison où il y a une box en wifi. Mais il n'y avait pas de box dans l'appartement. Je n'y ai pas prêté cas et ai retenu l'appartement. J'ai refait une deuxième visite. Et lors de cette deuxième visite, j'ai encore ressenti cette fatigue et pourtant il n'y avait pas de box. J'ai ouvert les fenêtres pour admirer la vue et au loin, j'ai aperçu au loin des antennes-relais sur le toit d'un immeuble.

 

Je venais de réaliser que j'étais devenue électro-sensible et que le monde commençait à se rétrécir, que je n'allais pas pouvoir aller m'installer où je voulais. Je n'ai pas de voiture. Par conséquent, j'ai besoin des commodités qu'offrent les villes : transports en commun, magasins de proximité, poste, médecin, pharmacie, etc. Mais qui dit ville, dit grande pollution aux ondes. J'ai donc cherché une petite ville, loin des grandes, bénéficiant des commodités avec peu d'antennes relais ou de pylônes auto-portés. J'ai opté pour Dourdan. Je n'avais pas réalisé alors, que le monde change très vite. Avec la 4G, ce fut l'installation d'un deuxième pylône auto-porté.

 

En vivant le quotidien de Monsieur Tout Le Monde, j'étais devenue électro- sensible.

 

Quel vais-je devenir si on m'installe un compteur Linky ? Je ne pourrai plus vivre dans mon appartement. Où irai-je puisqu'il y aura Linky PARTOUT ? Et le pire : je ne pourrai pas refuser son installation car qui a les moyens de payer une pénalité de 1500 euros pour ne pas avoir Linky chez soi ?

 

Que va être ma vie ? Ai-je un futur ?

 

Sandy, le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Christophe, 43 ans, chef opérateur dans l'audiovisuel, Ermont 95 Le 6 juillet 2015.

 

Je m'appelle Christophe, j'ai 43 ans, j'habite à Ermont dans le 95.

 

Je suis chef opérateur dans l'audiovisuel et je ne peux plus exercer mon métier à cause de mon électrohypersensibilité (EHS ) qui s'est déclarée en novembre 2013 en manipulant des écrans tactiles.

 

Je souffre d'hyperacousie, de troubles cognitifs importants, perte de ma mémoire immédiate et difficulté à me concentrer. Battement cardiaque atypique. Fourmillements dans les membres supérieurs, acouphènes. Insomnie.

 

Aujourd'hui en errance médicale. La Sécurité sociale refuse de reconnaître ma pathologie et je suis donc sans ressource.

 

Ma vie sociale, familiale sont balayées et surtout ma citoyenneté m'est retirée.

 

Le compteur LINKY sera un appareil supplémentaire de pollution majeure dans les habitats. Si ERDF m’oblige à en avoir un, je devrai quitter mon logement pour ne pas subir le rayonnement du courant porteur en ligne (CPL) qui sera injecté dans le réseau électrique.

 

Linky m'obligera à vivre dans un habitat sans courant ou dans la nature. Avec encore moins de dignité.

 

C'est un déni que de penser que cet appareil est sans danger.

 

Le signal CPL injecté sur le réseau est radiatif non ionisant, et cela le rend incompatible avec le vivant.

 

S'il vous plaît ne retirez pas le peu de dignité qu'il reste aux personnes électrosensibles.

 

N'obligez pas la population à être de nouveau victime d'un scandale sanitaire.

 

Le 6 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Benoît, 34 ans, Universitaire d'enseignement et de recherche à Sciences Po Maisons-Alfort (Val de Marne) le 6 juillet 2015

 

 

 

Je suis Benoît, j'ai 34 ans et j'habite à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), je travaille à Sciences Po (Paris) où je mène une activité universitaire d'enseignement et de recherche en relations internationales.

 

Mon électro-hypersensibilité s'est développée sur mon lieu de travail, un

 

open space contenant de nombreux ordinateurs connectés par wifi et une installation électrique vétuste, et dans les bibliothèques universitaires, qui comportent aussi de nombreux ordinateurs portables et du wifi. En présence de champs électromagnétiques, je souffre d’acouphènes, de mots de têtes, de vertiges et d’extrême fatigue. De sorte qu'il m'est aujourd'hui impossible de travailler en bibliothèque, difficile d'enseigner et exclu de travailler en équipe auprès de mes collègues.

 

Début 2015, la MDPH du Val-de-Marne m'a reconnu en qualité de travailleur handicapé (RQTH). Sur un plan plus personnel, je ne peux plus prendre les transports en commun ni me rendre dans la majorité des lieux de socialisation "normaux" (restaurants, cinémas, etc.).

 

Aussi, au regard des pollutions électromagnétiques que vont engendrer les compteurs Linky, comme le prévoit la loi de transition énergétique, ma simple présence dans des lieux équipés en électricité sera une souffrance.

 

Ces compteurs Linky vont émettre des rayonnements haute fréquence au niveau du boîtier et l'ensemble des fils électriques émettront aussi jusqu'à 2,5 mètres.

 

Il me sera alors impossible de me préserver de ces pollutions, je ne pourrai certainement plus continuer à travailler ni même habiter en Île-de-France.

 

Je vous demande donc de renoncer au déploiement de ces compteurs Linky, comme l'ont fait l'Allemagne et l'Autriche, pour des raisons économique et de santé.

 

Bien cordialement.

 

Le 6 juillet 2015

 

 

 

 

 

Témoignage de Martial, 36 ans, ingénieur en électronique (ISEN) Rhône-Alpes, Le 5 juillet 2015.

 

Martial, 36 ans, Rhône-Alpes

 

Mon électro-hypersensibilité a commencé en réalité vraiment à se manifester un an avant, en janvier 2014.

 

Je suis ingénieur en électronique (ISEN), spécialisé en microélectronique, radio-fréquences et conversion d'énergies. J'ai travaillé sur les puces de téléphonie mobile pendant plusieurs années dans une multinationale (sans pour cela avoir été plus exposé que la moyenne étant donné que je ne travaillais pas directement sur la partie radio), puis j'étais chef de projet dans un bureau d'étude à concevoir des technologies de pointe pour des clients importants, et j'ai ensuite monté ma start-up dans le domaine des drones civils.

 

J'ai beaucoup évolué professionnellement et misé tout ce que j'avais de côté pour développer mon projet, j'ai développé des drones, des systèmes de stabilisation électronique, voyagé un peu partout dans le monde avec mes appareils, participé à un film cinéma aux USA, et présenté mes projets dans divers salons d'innovations dont le dernier en octobre 2014 à Minatec (Grenoble).

 

Mais depuis début 2014 j'étais constamment très fatigué, j'ai cherché pendant un an ce qui me rendait malade régulièrement, pensant à une intolérance alimentaire et même équipé d'appareils de mesure des ondes hyperfréquences et en connaissant parfaitement ces technologies, il m'a fallu plusieurs mois pour comprendre ce qui m'arrivait.

 

Ayant travaillé dans ce domaine de la téléphonie mobile à plusieurs niveaux (sur les puces des téléphones puis plus tard au niveau des antennes relais avec mes drones pour des missions d'inspection pour les opérateurs) je n'ai jamais pensé que cela puisse être dangereux à ce point-là !

 

On parlait toujours de cancers etc., mais quand j'ai réalisé l'effet des téléphones et des antennes sur le corps humain je suis tombé de haut.

 

Fin 2014 je sentais toutes les ondes, celles de mon téléphone (même à travers un mur), celles des antennes relais (jusqu'à plus de 2km de distance sur autoroute, bien avant de les voir apparaître dans le paysage), puis celles du wifi, de l'écran de mon ordinateur, des disques durs, de ma souris optique, de la TV, du frigo, de l'aspirateur, des lignes haute tension et enfin du courant électrique de la maison.

 

J'ai dû déménager, me reposer pendant des mois laissant ma société en roue libre et n'ayant absolument aucun revenu pendant cette longue période.

 

Le changement de la ville à la campagne a apporté des améliorations mais cela reste très compliqué. Je ne peux quasiment plus utiliser d'ordinateur (pour un ingénieur, c'est une catastrophe), je coupe le courant la nuit, je me ressource comme je peux mais les maux de tête, et les maux de ventre associés aux ondes continuent de me poursuivre.

 

Mon état de santé est toujours chaotique, des hauts et des bas (jusqu'à 48h de céphalées continues, plié en deux sans pouvoir manger en cas de crise). Mais j'arrive à re-dormir (ce qui m'était impossible il y a quelques mois).

 

Le Pr Belpomme a bien montré que le sang ne circule pas correctement dans mon cerveau, ce qui me transforme en légume sans énergie certains jours.

 

 

 

Je tente de me battre pour reconvertir ma société, j'ai des projets en cours mais la situation est terriblement précaire. Je pense cela dit qu'il y a des personnes encore plus touchées que moi, des personnes qui se sont suicidées aussi, et je tente d'aider les autres sur cette problématique de compréhension des phénomènes physiques et des façons de se protéger.

 

Je sais à quel point c'est difficile quand on est touché de plein fouet et qu'on ne comprend rien à ce qui arrive... Je rencontre toutes les semaines des tas de personnes qui sont électro-sensibles sans le savoir ou sur le point de passer la frontière de l'hyper-sensibilité.

 

J'ai souvent la rage envers le système médical dominant qui nous prend vraiment pour des imbéciles et joue un jeu très dangereux parce qu'une crise sanitaire approche à grand pas. La 3G/4G sont des bombes à retardement, le wifi, les DECT, le Linky, les antennes relais mais aussi chaque téléphone sont tous terriblement dangereux.

 

Nous sommes tous électrosensibles, le corps humain est fait d'électricité, et ça n'est qu'une question de temps et de dose pour devenir EHS. J'en suis aujourd'hui convaincu et moi qui étais très fier de faire avancer à mon humble niveau ces technologies en travaillant dessus plus de 200 jours par an, je regrette amèrement d'avoir participé à cela à présent...

 

J'apprenais récemment par une amie infirmière que dans l'hôpital ou elle travaille, de plus en plus d'enfants naissent avec des tumeurs au cerveau. Comment en est-on arrivé là ???!!!

 

Mon EHS s'est déclenchée sur toute l'année 2014, des épisodes de fatigue très importants au point de devoir m'asseoir régulièrement et ne plus pouvoir faire le moindre exercice physique, l'impression d'avoir les poumons diminués, j'étais régulièrement malade sans comprendre pourquoi (maux de tête, maux de ventre, vomissements durant 24h au début, puis 48h ensuite), j'ai ensuite commencé à avoir des troubles du sommeil de plus en plus importants au point de devoir quitter mon appartement en fin d'année 2014 au milieu de la nuit pour me réfugier ou je pouvais (amis, voiture). J'avais les cheveux qui tombaient, la tête embrumée, je commençais à perdre la mémoire et à perdre totalement mes capacités de concentration (!)

 

Puis j'ai compris (avec un appareil de mesure + le fait de "sentir" physiquement mon téléphone se synchroniser au réseau et "sentir" les antennes relais me compresser la tête quand je passais devant elles).

 

Une consultation chez le Pr Belpomme à Paris a confirmé tout ça (marqueurs protéines HSP, vitamine D à 0, etc plus hypopulsabilité cérébrale = le sang n'alimente plus le cerveau !, ouverture de la barrière hemato encéphalique = je dois absolument manger très très sainement sinon mal de tête et affaiblissement de l'organisme).

 

Les symptômes en dehors de crises aigues ou je ne peux plus manger, plié en deux pendant parfois plus de 48h, c'est d'être un légume assez souvent (cerveau en compote) avec baisse très importante d'énergie, mal au coeur. J'ai déménagé à la campagne à 45min de Grenoble mais j'ai encore souvent ces symptômes (même si cela va généralement mieux depuis que j'évite de m'exposer en sortant moins au contact de personnes, commerces ou entreprises équipés de téléphones GSM,

 

DECT, WIFI).

 

Côté professionnel, je ne peux plus utiliser mon ordinateur plus d'une heure par jour (et l'écran est remisé pour un vidéo projecteur, l'ordinateur est installé dans une pièce différente), je ne peux plus exercer mon métier de développeur électronique, ni conduire correctement mon entreprise de prise de vue vidéo aérienne par drones, entreprise que j'avais monté de A à Z pendant les années 2010 2012. Je recherche à reconvertir mon entreprise, mais cela fait 6 mois que je travaille à avoir un meilleur environnement en dépensant beaucoup d'argent pour régler le problème de mon intolérance à l'informatique (disques durs, écrans, souris, clavier, partout ou il y a de l'électricité mon corps le sent et me le fait payer).

 

Je ne pensais pas initialement être aussi sensible aux basses fréquences mais je sens à présent très bien les lignes hautes tension, les lignes de tram en ville, et même l'électricité 220V de la maison (donc j'ai mis des câbles blindés et je coupe le courant la nuit dans les chambres de la maison que je loue).

 

Linky représente un danger pour les EHS pour plusieurs raisons. Cette technologie utilise le courant porteur aux alentour de 10KHz, on vient donc hacher le courant avec cette fréquence porteuse pour y faire passer de l'information, et cela crée donc un champ électromagnétique supplémentaire sur TOUS les câbles électriques de la maison. Toutes les personnes sont impactées (électrosensibles ou non) mais les EHS ont leur santé qui est directement attaquée par ces sources électromagnétiques. Je ne pensais pas initialement que le courant porteur (même traditionnel pour l'informatique) ou même qu'un simple écran de TV ou de PC puisse avoir un effet sur mon corps, eh bien je suis certain à ce jour que TOUTES ces sources électromagnétiques du fait du courant cadencé pour faire transiter l'information participe à me rendre malade (à nous rendre malade pour tous les EHS français qui doivent être des centaines de milliers voire des millions sans le savoir pour la plupart).

 

Le deuxième point noir du Linky (et c'est la même chose pour Gaspar), c'est d'avoir décidé de recourir à des concentrateurs 2.5G / 3G et donc d'utiliser des technologies mobiles pour rassembler les données de chaque pâté de maison ou d'appartements. C'est absurde d'utiliser une technologie mobile pour cela étant donné que ces installations vont être fixes et ne bougeront pas ! Et pour les coûts, il est facile d'installer un modem à quelques euros connecté à une ligne téléphonique pour réaliser cette interface... A côté des habitations il y a forcément la possibilité de construire une simple ligne téléphonique... Ces concentrateurs utilisant la 2.5G ou 3G en permanence c'est une aberration, cela augmente le niveau d'electro-smog. J'ai lu récemment qu'ERDF parlait de cacher les antennes de ces systèmes et c'est d'une bêtise sans nom, car cela fera que des personnes touchées par l'EHS ne pourront pas comprendre pourquoi ils se sentent mal proche de ces endroits !

 

Un EHS qui ne se protège pas des ondes électromagnétiques va avoir sa santé qui va se dégrader pour évoluer rapidement sur Alzheimer... Dans les pays voisins, on parle de plusieurs % de la population touchés (des millions en France car il n'y a aucune raison que nous soyons moins touchés que la Suède, l'Allemagne ou la Suisse par exemple). J'espère que vous réalisez ce que signifie le fait de continuer de déployer ces technologies et d'empêcher aux personnes sensibles de se protéger, jusqu'à leur imposer de l'électricité "sale" car hachée et rayonnante chez eux sans qu'ils ne puissent couper ce système à moins de couper le compteur !

 

Merci d'avance de prendre en considération ces informations. Nous ne sommes pas

 

anti-technologies, mais en ce moment beaucoup d'EHS se demandent de quoi

 

demain sera fait...

 

Le 5 juillet 2015.

 

Martial, 36 ans, Rhône-Alpes

 

 

 

 

 

Témoignage de Homme de 33 ans, fonctionnaire, technicien d'instrumentation scientifique, Ivry/Seine, le 6 juillet 2015

 

Homme de 33 ans j'ai eu à fuir mon logement d'Ivry/Seine à l'activation du wifi de mes voisins.

 

Fonctionnaire, technicien d'instrumentation scientifique, j'ai été sensibilisé par mon outil de travail d'après l'expert agréé auprès duquel l'administration m'a convoqué. Malgré cette expertise l'administration refuse la reconnaissance de maladie professionnelle au motif qu'elle n'est pas dans les listes.

 

Lors des expositions je développe des douleurs de type aiguille le long des centres nerveux, une sensation de brulure persistante à la tête et aux cervicales, des troubles digestifs et des pertes de la mémoire immédiate.

 

Afin de préserver mon intégrité je suis contraint à fuir les zones exposées. Les lieux publiques ne me sont pas accessibles. Je passe la majeure partie de mon temps sous un baldaquin anti-onde. Je me recouvre d'un tissu anti-ondes pour faire mes courses de manière à me protéger du portable des autres clients.

 

Le directeur général de la chaine de magasin que je fréquente a accepté de faire couper le wifi sur mon horaire de passage car autrement il m'était impossible de fréquenter le magasin sans accumuler des séquelles malgré mes protections extrêmes.

 

Réfugié environnemental j'ai trouvé une maison sans influence du voisinage en banlieue verte. Toutefois, se loger en pavillon sans voisins en région parisienne est trop coûteux c'est pourquoi je quitte la région où j'ai toutes mes attaches, afin de trouver un lieu de vie où je pourrai concrétiser mon projet de reconversion en travail à distance.

 

L’installation d'un compteur à émissions GPRS + CPL type Linky reviendrait tout bonnement à me chasser de mon propre logement. Il va de soi que c'est incompatible avec ma santé, certificat médical à l'appui. D'ailleurs en regardant l’expérience de la pose de ces compteurs en Australie, aux Etats-Unis ou au Québec ces compteurs sont aussi incompatibles avec la santé humaine que le sont le tabac ou l'amiante : C'est à dire que tous les usagers ne tombent pas malades mais tous sont affaiblis insidieusement.

 

Le 6 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Véronique, 46 ans, assistante de direction, Angers, Le 5 juillet 2015.

 

Voici mon témoignage :

 

Je m'appelle Véronique, j'ai 46 ans et j'habite Angers.

 

Je suis assistante de direction.

 

En juillet/août 2013, j'ai été intoxiquée sur mon lieu de travail par un décapant chimique qui était utilisé à l'extérieur du bâtiment dans lequel je travaillais.

 

Dès le mois de septembre 2013, je suis devenue hypersensible chimique et en octobre 2013 je suis aussi devenue électrohypersensible.

 

J'ai beaucoup de symptômes : maux de tête, tachycardie, nausées, irritations cutanées, intolérances alimentaires...

 

Je ne peux plus utiliser mon téléphone portable.

 

A la maison, nous avons supprimé le téléphone sans fil.

 

Nous utilisons des téléphones filaires des années 1990 (je dis nous car évidemment cela a impacté mon mari et mes enfants).

 

Nous n'utilisons plus la WIFI (bien que dans la maison, je dois supporter celle des voisins, ainsi que les ondes produites par leurs portables connectés et leur téléphone sans fil). Tous les ordinateurs sont reliés à la box par câble ethernet, box qui est reliée à la terre.

 

Ma vie personnelle et celle de ma famille est complètement bouleversée.

 

Cette pathologie est un vrai CAUCHEMAR !!!

 

J'ai été reconnue travailleur handicapé et je suis en invalidité catégorie 2.

 

Pour voyager, c'est devenu très très compliqué !!!

 

J'ai déjà contacté ERDF en ce qui concerne l'installation du Linky.

 

Il est impossible pour moi de rajouter ENCORE des ondes électromagnétiques dans ma maison ou je serai obligée de déménager.

 

Pour moi, le LINKY c'est NON NON NON !!!

 

Le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Marie-Pierre, 45 ans, assistante dentaire, Paris, Le 5 juillet 2015

 

 

 

Bonjour Madame la ministre, Le 5 juillet 2015

 

Je m'appelle Marie-Pierre, j'ai 45 ans, je suis tombée électro-sensible il y a un an et demi.

 

J'étais assistante dentaire à Paris et les nombreuses heures passées au téléphone (sans fil DECT) et en wifi devant l'ordinateur, tant au bureau qu'à la maison (ou j'ai subi pendant + de 10 ans les DECT et les Wifis de mes voisins qui ne les éteignaient pas la nuit) ont eu raison de ma santé. J'ai dû démissionner de mon travail (car mon employeur refusait de se passer de wifi et de Dect et étant en cabinet, j'aurais de toutes façons subi ceux des 4 autres dentistes). J'ai aussi du partir de Paris parce qu'un opérateur a installé 3 antennes 4G à 15m de mes fenêtres (mon certificat médical n'a pas été suffisant pour le faire renoncer à son entreprise) alors que j'avais réussi à négocier avec tout l'immeuble l'éradication des wifi et Dect.... Je suis partie contrainte et forcée car je souffrais de douleurs intenses diverses et variées en fonction de mon exposition : sifflements stridents dans les oreilles par les antennes Gsm, l'ordinateur et la télévision, douleurs dans l'oreille et maux de tête par les portables, vertiges et nausées par le Wifi, le tout sur fond d'insomnies presque totales... sans compter des douleurs musculaires et intestinales permanentes.

 

Tout cela s'est aujourd'hui calmé car je me suis réfugiée dans une maison de campagne à 4 km de toute antenne et plus de 100m de tout voisinage ! Mais le prix à payé est élevé : je vis seule puisque mon mari et mes enfants sont restés à Paris et n'ayant plus de travail, cette double vie est financièrement très lourde. C'est très dur, mais au moins je ne souffre plus et ai une vie décente.

 

Par contre, si on vient installer le Linky chez moi, je ne pourrai plus vivre dans cette maison, ni nulle part ailleurs si cette technologie est généralisée partout en France. Si c'est pour faire des économies d'énergie, comprenez qu'un électro-sensible est certainement la personne qui en utilise le moins : car ne supportant rien d'électrique, je n'allume jamais les lampes (je me couche avec le soleil et me lève avec lui, même l'hiver sinon j'allume une bougie pour lire), je me chauffe au bois, je ne chauffe mon eau (ballon) qu'un jour sur 4 juste pour prendre une douche. Je lave ma vaisselle à la main et à l'eau froide et limite les lessives au maximum, et je ne fais pas plus d'une demi-heure d'ordinateur par jour. J'ai même remplacé l'aspirateur par un bon vieux balai, et je m'habille toute froissée car je ne peux pas tenir un fer à repasser avec mes mains. Il n'y a donc guère que mon frigidaire qui consomme chez moi (et c'est un triple A).

 

Aussi je vous supplie, Madame la ministre, de faire en sorte que les électro-sensibles de France puissent refuser l'installation des compteurs intelligents chez eux. Ce serait bien que tout un chacun ait ce droit, car ajouter cette pollution électro-magnétique à celle déjà existante risque de multiplier les cas de maladie analogue à la mienne, chose que je ne souhaite à personne, vous incluse et votre famille !

 

Je compte sur vous Madame la Ministre et vous en remercie vivement à l'avance.

 

 

 

 

 

Témoignage de Christine, 53 ans, scientifique, Paris,

 

Je m'appelle Christine, j'ai 53 ans, j'habite Paris et suis scientifique de profession (j'ai un doctorat et travaille dans la recherche médicale). Je travaille depuis plus de 20 ans avec des ordinateurs, ce qui m'a probablement rendue électrosensible. Ma spécialité est l'analyse de données et je travaille sur station de travail(= un ordinateur puissant).

 

Mon électrosensibilité s'est déclenchée il y a 4 ans. Je travaillais alors dans un bureau avec beaucoup d'ordinateurs puissants (beaucoup de rayonnements lies aux tours des ordinateurs+ disque dur externes = environnement d'un poste informatique très chargé en électricité statique..), et pendant plusieurs mois je me prenais des décharges électriques (plus de dix fois pas jour), dès que je touchais la poignée en fer de notre bureau, mais aussi en en touchant mes collègues, je leur transmettais une décharge (signe que mon corps était "surchargé"). Je ne savais alors pas ce qu'était l'électrosensibilité, et ne savais pas qu'à moins de 30 m de notre bureau (en vis à vis) se trouvaient de nombreuses antennes, et de l'autre coté, à environ 80 m, un autre regroupement d'antennes (plus de 15, sur un même lieu)...J'ai dans un premier temps, essayé de travailler avec d'autres ordinateurs, changé de bueau, et constaté qu'en changeant de bureau et d'ordinateurs je n'avais plus ce problème de décharge électrique. Cependant, ayant opté pour une nouvelle station de travail plus puissante (mieu adaptée aux besoins de mon travail), j'ai commencé à avoir des maux de têtes, perte de mémoire (ce qui m'a le plus allertée) et insomnies . J'ai alors changé ma position dans le bureau: je me suis installée à l'opposée de la fenêtre et éloignée la tour de ma station à 2 m de moi (en utilisant des rallonges). Suite à cela je n'avais plus de maux de tête, jusqu'à ce que de 3 postes informatique dans notre bureau, nous passions à 4 (et même 5), avec l'arrivée de nouveaux collègues... J'ai alors compris que j'étais hypersensible aux environnement électromagnétiques (environnement informatique, antennes, fils électriques, téléphone portables, écrans de télévisions...) et qu'il y a des effets cumulatifs de ces différentes sources d'émission, et certains seuils à ne pas dépasser.

 

Le médecin de mon travail est au courant et a reconnue mon électrosensibilité/syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques.

 

[ J'ai contacté le Pr Belphomme au tout début de mes symptômes, mais ne l'ai pas vu en consultation à cause de frais extrêmement élevés des analyses médicales requises et non remboursée.]

 

 

 

Mes symptomes principaux sont:

 

- maux de têtes (au niveau de la nuque),

 

- insomnies= en particulier, dans un envirronnment WIFI.

 

- perte de mémoire : améliorée en prenant du sargenor. Mais déclenchée si je suis à coté de quelqu'un qui téléphone avec son portable dans le métro.

 

- acouphène

 

- douleurs aux hanches, coudes (...)

 

- tendinopathies (tendons d'achilles +hanches)

 

- (et récemment) douleurs abdominales (ulcération du colon).

 

 

 

J'ai la chance de faire un travail intellectuel qui me plait et de travailler dans un environnement compréhensif, ou je peux changer de bureau quand je suis incommodée.

 

Depuis plus d'un an, j'ai changé d'équipe et travaille au sein d'un batiment neuf , cette fois-ci en WIFI. J'ai du changer de bureau au bout de quelques temps, car j'ai commencé à souffrir en plus des maux de têtes, de maux de ventre (+ sentiment d'épuisement certains jours), et j'ai compris que j'étais assise juste à coté d'une borne WIFI. L'environnement WIFI en soi, n'est pas incommodant quand personne dans le batiment ne le sollicite (!), mais les jours ou il y a des formations informatiques avec tous les ordinateurs en mode WIFI, je suis très incommodée. Je travaille alors dans un autre espace, plus neutre.

 

 

 

J'appréhende l'installation des nouveaux compteurs LINKY, car cela va encore augmenter le niveau d'exposition aux CEMS dans notre environnement quotidien.

 

A signaler aussi, les nouveaux éclairages (LED...?) qui sont installés dans tous les magasins, métro... et ont un fort rayonnement, extrèmement incommodant pour les personnes EHS.

 

 

 

 

 

Témoignage de Dominique, 50 ans, Ingénieur,

 

Dominique

 

50 ans, Ingénieur

 

Comment mon électro sensibilité s'est déclenchée :

 

C’était en février 2014, au moment où mon entreprise a installé des bornes « CISCO » un peu partout dans les couloirs du site, pour le nouveau téléphone, connecté à internet. J’ai su depuis que ces bornes émettaient des ondes WIFI.

 

Cette installation a été la goutte qui a fait déborder le vase, car je baignais dans un environnement pollué en ondes électromagnétiques de toutes sortes, je m’en suis rendue compte après.

 

A la maison j’avais une antenne relais à 70 m de mon logement, et d’autres plus loin, la WIFI et un téléphone DECT chez moi. Je recevais aussi des ondes WIFI provenant de chez mes voisins. Mon ordinateur personnel n’était pas relié à la terre, le champ électrique était intense devant l’écran.

 

Mon appartement était aussi pollué par les ondes du compteur d’eau connecté de ma voisine, situé à moins de 2 m de mon ordinateur, ainsi que le mien, situé dans ma cuisine.

 

Au travail, je passais toute la journée devant mon ordinateur, et tous mes collègues avaient des téléphones portables. En plus des bornes CISCO, il y avait aussi des antennes-relais sur le site.

 

 

 

Mes symptômes principaux :

 

 

 

En présence d’un certain seuil d’ondes électromagnétiques, que ce soit en hautes ou en basses

 

fréquences, j’ai les symptômes suivants :

 

 

 

- Fatigue, sensation d’un lourd poids sur les épaules,

 

- Maux de tête en casque autour de la tête, et autour de l’oreille droite,

 

- Confusion mentale, pertes de mémoire immédiate, difficultés d’élocution, difficultés de

 

concentration

 

- Problèmes digestifs : maux de ventre, diarrhées,

 

- Vue trouble,

 

- Cage thoracique comprimée

 

- Raideurs musculaires en haut du corps,

 

- Sensations de brûlures au torse, au cœur,

 

- Insomnies, angoisse, déprime.

 

 

 

Impact sur ma vie professionnelle et personnelle

 

Il faut que je me protège des ondes, non seulement pour ne pas avoir des symptômes, mais aussi pour ne pas, qu’à force d’être exposée, ma maladie ne s’aggrave.

 

Au travail je suis dans un bureau individuel à l’autre bout du site, isolée des mes collègues, et je ne vais plus en réunion. Mon travail a beaucoup perdu de son intérêt, mes perspectives de carrière sont nulles et ma hiérarchie, insatisfaite, me demande de me reconvertir.

 

Concernant ma vie personnelle, je suis la plupart du temps chez moi. Je ne vais presque plus en ville, sauf pour aller voir un thérapeute. J’évite les lieux publics comme la peste, car ils sont infestés d’ondes sans fil. J’ai dépensé une fortune en dispositifs de protection dans mon appartement. Je vais régulièrement me ressourcer dans un parc à l’abri des ondes.

 

 

 

Pourquoi Linky représente un danger pour ma santé

 

Le compteur Linky et tout ce qui l’accompagne (dispositif déporté, boitier Voltalux...), ce seraient des sources d’ondes électromagnétiques intenses, au sein même de mon logement, 24 h sur 24, sans que je puisse m’en protéger. Mon organisme ne pourrait plus récupérer de ce qu’il a subi au cours de la journée. Mon point le plus vulnérable, c’est mon cerveau. Au démarrage de ma maladie mon cerveau était dans un état « pré-Alzheimer », et il a récupéré depuis. Ce serait donc, sans récupération, une lente dégénérescence vers la maladie d’Alzheimer.

 

Conséquences : maladie, invalidité, licenciement, institution spécialisée pour malades d’Alzheimer, chômage, incapacité à subvenir aux besoins financiers de ma famille, encore à ma charge.

 

 

 

 

 

Témoignage de Judith, 47 ans, cinéaste, Le 5 juillet 2015

 

Judith, 47 ans, cinéaste

 

J'ai commencé à avoir des acouphènes en 2008, alors que la Wifi s'installait partout dans mon immeuble.

 

Outre les acouphènes, qui se sont amplifiés, je souffre d'épuisement, de problèmes de concentration et de migraines.

 

Ma vie professionnelle est ralentie. Je crains l'arrivée des compteurs Linky, d'autant plus que je suis simple locataire dans un appartement où je ne pourrai éviter une proximité régulière avec le compteur (pas loin de ma chambre).

 

Ce compteur semble représenter un danger sanitaire et une absurdité écologique, pour moi, sensible mais aussi pour la communauté.

 

Bien cordialement Judith

 

Le 5 juillet 2015

 

 

 

 

 

Témoignage de Véronique, 57 ans, infirmière puis institutrice, Orgeval (78) Le 6 juillet 2015.

 

Témoignage d'une ElectroHyperSensible

 

Véronique, 57 ans, Orgeval 78, infirmière puis institutrice.

 

Mon électrosensibilité s'est déclenchée en 2004, j'étais alors tellement fatiguée avec un mi-temps d'institutrice que j'ai demandé ma mise en disponibilité en novembre 2004 afin de reprendre mon premier métier, infirmière, métier dans lequel il m'était possible d'aménager plus aisément la répartition de ma charge de travail sur 7 jours.

 

La fatigue chronique est le symptôme constant. Les autres symptômes ont évolué dans le temps: d'abord fourmillements constants aux mains et visage, migraines intenses, vertiges, intolérances alimentaires, perte de poids, insomnies, difficultés cognitives (concentration, mémorisation, troubles du langage avec perte du mot), malaises en présence de champs magnétiques artificiels : électricité, champ magnétique des moteurs, antennes relais, téléphones mobiles, tablettes, WIFI. Malaises insupportables = tachycardie + céphalées intenses + striction laryngo- phagée asthmatiforme + vomissements. J'ai l'impression que je vais mourir si je ne peux pas fuir les lieux.

 

Vie professionnelle : étant alors infirmière, depuis juillet 2013 arrêt maladie, ayant réintégré l'Education Nationale depuis mars 2015 poste de reclassement, à mi-temps, dans un collège rural sans WIFI au service administratif. La WIFI sera installée cet été pour l'utilisation des tablettes.

 

Vie personnelle : recluse (sauf les 20 heures hebdomadaires que je passe au collège pour le moment), sorties chez le médecin ou chez mes enfants. Courses alimentaires une fois par semaine, 30 minutes maximum, entre 13h15 et 13h45. Catholique, je reçois la communion qu'on m'apporte à domicile. Dernières vacances en 2011.

 

Le Linky rendra mon habitat toxique (il est actuellement en électricité blindée avec des protections sur toutes les fenêtres), car le blindage est inopérant pour Linky et toute visite à un magasin, à un médecin ou à un de mes enfants deviendra un enfer.

 

Comment survivre alors ?

 

Le 6 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Benoit, 48 ans, Electromécanicien en reconversion professionnelle, Dijon

 

Benoit

 

48 ans

 

Dijon

 

Electromécanicien en reconvertion professionnelle

 

En 2004, des symptomes ( naussés, maux de tête, hyperthyroïdie, tendinites, insomnies, pertes de connaissance) apparaissent dans mon habitation et sur mon lieu de travail.

 

Au bout d’un mois, je décide de supprimer le Wifi et le DECT de la maison. Pour avoir une amélioration, mais je suis entouré de wifi et DECT des voisins !

 

Mon médecin me soigne pour une dépréssion, la situation ne s’améliore pas , accident de voiture et perte de connaissance.

 

Je décide d’arrêter les traitements qui ne servent rien.

 

Pour récupérer, je decide de dormir dans une zone blanche( pendant 7 mois) et je réussie à retrouver le sommeil.

 

Le professeur Belpomme confirme le syndrome d’intolérance au champs électromagnétiques.

 

Le médecin du travail comprend ma situation car beaucoup de salarié sont atteints par ce symptôme.

 

En Mars 2012, je suis licencié pour inaptitude professionnelle par le médecin du travail.

 

Ma femme demande le divorce ne supportant pas ma situation et je perds mon logement.

 

Je cherche une habitation avec 2 chambres pour mes 2 enfants dans la campagne mais je ne trouve pas car je suis au chomage et je perçois 57 % de mon salaire brute.

 

En Juin 2012, j’ habite une petite maison avec une chambre , mais je dors dans une cage de faraday en attendant .

 

En Mai 2013, j’ai une reconnaissance d’ handicap( pas EHS) à la MDPH de Bourgogne pour 2 ans !

 

Je décide de me reconvertir dans le métier d’ apiculteur en lien avec l’environnement, mais la situation est de plus en plus critique pour les abeilles et je renonce à mon projet.

 

Je decide de me reconvertir dans le métier de vendeur dans une jardinerie, mais je ne peux pas continuer car je suis au bord du Burn-out. Pour récuperer je dors 12 heures par jour.

 

En 2014, je travail dans domaine viticole pendant les vendanges, avec la fatigue, je tombe du quai de reception suite à une perte de connaissance.

 

Je suis inscrit à CAP Emploi, Je suis une formation de Vendeur Conseiller Commercial en essayant de me protéger des ondes des portables et Wifi. J’ai informé les responsables de formation de chaques centres des difficultés que je rencontre pendant les cours.De temps en temps, je ne suivais pas les cours afin de pouvoir récupérer.

 

Actuellement je recherche du travail avec toutes les contraintes Linki , Compteurs inteligents Gaspar et Aquarius qui vont arriver dans les prochains mois.

 

Notre monde moderne apporte plus de probléme, qu’il en résoud !

 

 

 

 

 

Témoignage de Marie-France, 54 ans, modèle vivant, Montreuil, Le 5 juillet 2015.

 

Marie-France

 

54 ans

 

Ville : Montreuil Profession : modèle vivant

 

 

 

Témoignage d’EHS pour Ségolène Royal

 

 

 

Je travaille en tant que modèle vivant depuis quelques années, cela ne représente nullement une vocation, mais la plupart des métiers sont devenus inenvisageables à cause des écrans et de la wifi qui sont partout.

 

 

 

RECAPITULATIF DES SYMPTOMES :

 

1985 : crise de violentes convulsions (crise d’épilepsie selon un médecin spécialiste, alors que je ne suis habituellement pas sujette à l’épilepsie), après travail sur ordinateur (CDD de 6 mois dans une entreprise).

 

Perte brutale de plusieurs dixièmes de ma vision jamais retrouvée par la suite. Le directeur m’a autorisée à ne plus travailler sur écran mais sur papier.

 

J’ai été bien sûr amenée à retravailler sur écran lors de contrats de travail ultérieurs.

 

 

 

Perte de mémoire déjà, et divers troubles. Très grande fatigue, obligation de me coucher dans le noir chaque soir en rentrant du travail, à cause des migraines.

 

 

 

Par conséquent électro-sensibilité déjà à cette époque, avant même l’apparition de la wifi et des antennes relais.

 

 

 

Vers 2003 environ, j’ai commencé à souffrir de douleurs récurrentes dans le cerveau.

 

 

 

J’ai vécu de 1989 à 2013 dans un appartement sans prise de terre : lorsque je me connectais à l’ordinateur chez moi, ma main droite qui tenait la souris était tétanisée. Je n’ai jamais pu rester longtemps dessus. Lorsque je fais des crises d’EHS, je ne peux plus aller sur l’écran durant plusieurs jours, ni même rester au téléphone fixe.

 

Lorsque j’allais dans les bibliothèques, c’était encore bien pire, au bout de 10 minutes je n’arrivais plus à bouger les mains, et je n’arrivais plus à penser. Je ne mets désormais plus les pieds dans les bibliothèques, à cause la wifi.

 

 

 

A partir des années 2003/2004 environ, j’ai commencé à souffrir de douleurs dans l’intérieur de la tête, aussi bien au cerveau (avec parfois une fatigue telle au cerveau qu’il m’était impossible de penser), qu’en plein milieu du crâne. Ces douleurs étaient conjuguées à des douleurs dans toutes les articulations, ainsi qu’à des névralgies oculaires, dans les oreilles et dans les tendons du cou. A ces moments là, je souffrais de raideurs de la nuque et des vertèbres cervicales. Durant ces crises, tous les nerfs étaient douloureux, notamment au niveau des membres.

 

J’oscillais périodiquement dans des phases où j’étais sans force, dans une fatigue extrême, durant lesquelles je ne pouvais strictement rien faire.

 

 

 

Je saignais souvent du nez, voire de la bouche. J’ai même une fois perdu connaissance (en 2012 je crois bien) mais mon médecin traitant m’a juste dit que c’était un malaise vagal, qu’il ne fallait pas que je m’inquiète.

 

 

 

J’ai aussi souffert à partir du début des années 2002/2003 de douleurs dans la jambe droite, aussi bien au fémur qu’au muscle de la cuisse, et ceci périodiquement. Ces douleurs avaient cessé, mais lorsqu’il y a quelques temps je suis restée un peu trop longtemps devant l’ordinateur, j’ai revécu ces douleurs j’ai donc fait la corrélation.

 

 

 

2008 : Six dents se sont décalcifiées ou déchaussées à vitesse grand V. Plusieurs abcès dentaires, poses de couronnes.

 

 

 

Octobre 2013 : Premier malaise dans le RER avec nausées, vertiges

 

Un peu plus tard courant octobre 2013, je me rends chez ma mère habitant au 8ème étage d'un HLM en banlieue. On venait de poser des antennes UMTS Free sur son toit. J’arrive chez elle, je me mets à trembler comme une feuille et à avoir des convulsions, un peu comme en 1985 devant l’écran d’ordinateur, pendant une vingtaine de minutes. Ensuite les tremblements s’intériorisent.

 

 

 

Suite à cet évènement, perte d’équilibre sévère constatée par mon médecin. Puis durant plusieurs semaines je suis prise de tremblements comme une petite vieille. Dans les bus, impossible de me tenir à la barre, j’oscillais comme une bouteille soûle d’avant en arrière ou tombais sur les gens, et mon bras droit était pris de convulsions violentes à cause de la barre faisant office d’antenne, ce qui accentuait d’autant plus le tremblement de mon bras et de ma main droite.

 

 

 

Début juin 2014 : Crise de convulsions en entrant dans la bouche de métro Croix de Chavaux. Jambes raides comme des bâtons, démarche zigzagante. J’ai repris 2 fois le métro, rebelotte. J’ai décidé de ne plus le prendre.

 

A la place du métro, longs trajet en bus.

 

Résultat : fin juin divers symptômes comme sensations de brûlures sur le corps comme si j’avais attrapé une insolation, sensation d’être piquée par une multitudes d’aiguilles.

 

 

 

Fin juin 2014, Un médecin que je consulte, constate un trouble de l’équilibre aggravé à la fermeture des yeux et m’envoie faire un scanner cérébral.

 

 

 

Un jour en juin ou juillet alors que je circulais en bus, j’ai entendu une détonation à l’intérieur de mon crâne (j’ai eu très peur de faire un AVC), avec probablement une brève perte de conscience car j’ai raté ma station, je suis descendue 2 stations plus loin.

 

Une nuit, début juillet 2014, crise difficile à expliquer : c’était comme des pics électriques avec une tension extrêmement élevée dans mon crâne, et ce à intervalles réguliers (on peut penser à un électro-encéphalogramme avec ses pics élevés), je craignais de devenir folle et que ma tête n’éclate.

 

 

 

Mi-juillet 2014 : même épisode que dans le métro en juin, mais cette fois-ci dans les bus. De plus, en descendant d’un bus, je ne savais plus où j’étais, je n’arrivais plus à m’orienter. Pendant environ 3 jours, je n’avais plus de mémoire courte, et pendant une période un peu plus longue j’ai souffert d’un problème d’élocution, je n’arrivais plus à articuler les syllabes.

 

 

 

Suite à cet incident je n’ai pas osé reprendre une seule fois les transports en commun de la mi- juillet à fin septembre. J’ai cherché à me procurer des protections anti-ondes pour le corps et la tête, protections très onéreuses. Je suis allée consulter un ORL à l’hôpital Bégin à Saint- Mandé le 5 août 2014 car l’hypercousie a été fortement aggravée depuis tous ces épisodes d’EHS les plus récents (depuis octobre 2013).

 

 

 

Le 25 septembre 2014, j’ai consultation d’un ophtalmologue, qui m’a diagnostiqué un début de cataracte, bien entamé à l’œil droit, qui débute à l’œil gauche.

 

 

 

14 octobre 2014 : je suis retournée voir ma mère que je n’avais pas vue depuis mai 2014 (là où il y a plusieurs antennes sur le toit et également 2 téléphones DECT dans l’appartement...)

 

Alors que je n’ai jamais pu téléphoner sur le portable de quelqu’un d’autre sans avoir mal de suite au tympan et ce parfois pendant plusieurs semaines d’affilée, ce mois-ci il m’est arrivé de me retrouver avec des maux de crâne subis, mal aux oreilles et des vertiges alors que des personnes ne faisaient que passer devant moi avec un smartphone !

 

 

 

31 mai 2015 : Je découvre que des compteurs intelligents sont installés chez ma mère, depuis quand exactement je l’ignore, en tous cas depuis plusieurs mois déjà :

 

- Compteur intelligent d’eau dans les toilettes

 

- Compteurs intelligents Linky de marque Landis Gyr pour le gaz et l’électricité installés dans le local vide-ordures qui jouxtent le mur de sa chambre à coucher.

 

 

 

J’ai pu être témoin de la dégradation rapide de l’état de santé de ma mère, qui habite un logement HLM à Bagneux (92) depuis l’installation des antennes relais sur le toit de l’immeuble et des compteurs intelligents.

 

 

 

Ma mère souffre des troubles suivants : arythmie cardiaque, troubles de la coagulation du sang, Parkinson, dépression, insomnies, fatigue extrême, troubles de l’élocution, brûlures intenses dans la bouche , nausées, perte d’appétit, pertes d’orientation –se perd par exemple pour retrouver son chemin après être allée aux toilettes dans un restaurant-, confusion mentale, perte totale de la mémoire courte, et suit un traitement pour toutes ces affections.

 

 

 

Je refuse absolument l’installation de tels compteurs LINKY à radiofréquences pulsées dans mon logement, ce qui représenterait une attaque supplémentaire sévère à mon état de santé, aggraverait de manière conséquente mon état d’électro-hypersensiblité et m’obligerait sans nul doute à devoir fuir mon logement. En effet le courant CPL est actif 24h/24, contrairement à la wifi que l’on peut interrompre la nuit si on le souhaite.

 

 

 

Actuellement, je ne prends plus le métro, ni les bus, ni le RER, je traverse ma banlieue à pieds, et emprunte le Vélib pour traverser Paris. Il va bien falloir d’ailleurs que je trouve d’autres solutions. Je cumule parfois en effet jusqu’à 6 heures de trajet par jour pour aller et revenir de mes différents lieux de travail à Paris et proches banlieues (parfois 2 ou 3 lieux différents dans la même journée). Par conséquent je travaille beaucoup moins qu’avant, les lieux plus éloignés ne m’étant plus accessibles.

 

 

 

De plus je suis quotidiennement obligée de demander à tout le monde d’éteindre son portable sous peine de vertiges, de violentes douleurs au cerveau et à l’intérieur de la tête.

 

Le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Marie, Juin 2015

 

Marie

 

Témoignage à destination des députés et sénateurs encore dubitatifs

 

face à la problématique de santé liée aux CEM.

 

 

 

Après de multiples analyses, IRM et consultations, j’ai eu la chance d’être orientée vers le Professeur Belpomme qui m’a diagnostiquée EHS/MCS en Mars de cette année.

 

De nombreux symptômes pèsent sur mon quotidien (maux de tête, acouphènes, problème de mémorisation, de concentration, vertiges, tremblements, difficulté à la marche, plusieurs inflammations chroniques, crises de toux, vomissements...pour ne citer que les plus importants) et j’ai dû changer complètement de vie.

 

Nous vivions, mon conjoint ma fille et moi à Paris XV, j’avais une bonne situation professionnelle. J’ai été licenciée pour inaptitude et je ne sais pas encore comment je vais pouvoir travailler ni où, compte tenu du fait que je peux plus côtoyer de portables, de réseau wi-fi, de DECT, qui me créent des douleurs terribles ; et compte tenu du fait que je suis également sensible au produits chimiques donc aux parfums, aux produits ménagers industriels, désodorisants, moquettes...qui provoquent chez moi des crises de toux et des vomissements.

 

Dorénavant, ma vie est transformée. Je ne peux plus participer à aucun événement puisque une personne = un portable, je dois rester chez moi et j’ai la chance d’avoir trouvé en Ariège un logement sain, alors je reste chez moi. Même pour aller faire les courses c’est problématique je dois sortir affublée d’une tenue spécifique en tissu protecteur des ondes, mais malgré tout cela m’est très difficile. C’est un véritable handicap.

 

Des investissements coûteux dans ces tissus et dans les traitements médicaux me mettent dans une situation financière difficile.

 

Je ne souhaite à personne de connaître cette situation, surtout dans notre société actuelle où tout va dans le sens des ondes, parce que cela rend les choses encore plus difficiles.

 

C’est pourquoi je vous demande de bien réfléchir à cette situation et à la pertinence de l’installation des compteurs Linky. Ces compteurs seront non seulement énergivores et vont faire augmenter les factures des particuliers, mais également très toxiques au niveau des ondes. Et nous serions obligés de ne plus avoir d’électricité. Merci de ne pas nous mettre en situation encore plus précaire qu’elle ne l’est déjà. J’ai un certificat médical du Professeur qui explique que ces compteurs sont incompatibles avec la maladie.

 

La maladie est reconnue dans certains pays, alors cessons de fermer les yeux sur un problème de santé publique important. La Loi Abeille a permis de protéger les enfants dans les crèches et les écoles primaires, mais à quoi cela sert-il si leurs foyers sont tout aussi toxiques en ondes ?

 

Merci d’avoir bien voulu lire ces quelques lignes et j’espère qu’elles pourront être utiles à votre compréhension du problème. Nous pouvons vous fournir plusieurs études autour de ce sujet, n’hésitez pas à en demander à notre collectif d’EHS/MCS.

 

Bien cordialement,

 

Juin 2015

 

 

 

 

 

Témoignage de Véronika, 58 ans, infographiste,Tours, Le 5 juillet 2015.

 

 

 

Véronika, 58 ans, Tours, infographiste

 

- Suite à une exposition intense aux ondes électromagnétiques : box en mode wifi (car j'ignorais totalement le danger) et téléphone portable essentiellement ;

 

- J'ai d'abord eu des insomnies puis des allergies et, enfin, suite logique d'un déficit chronique de sommeil, des douleurs intenses, pertes de mémoire et atteinte du système nerveux avec des tremblements ;

 

- Il m'a été impossible de chercher un emploi et donc d'en trouver : je suis sans ressources ;

 

- La technologie "Linky" est un danger pour ma santé d'autant plus que je suis logée dans un appartement et que je ne serai pas protégée de la pollution électromagnétique importante et pérenne !

 

Le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Christine, 51 ans, Agent de gestion comptable, Palaiseau, Le 5 juillet 2015.

 

 

 

- Christine - 51 ans - Palaiseau - Agent de gestion comptable -

 

 

 

- Mon électrosensibilité s'est déclenchée à la suite de l'utilisation d'un téléphone portable.

 

 

 

- Mes symptômes principaux sont : maux de tête, tête qui "chauffe", raideur dans la nuque.

 

 

 

- Au travail : je ne peux plus téléphoner, je dérange un collègue quand j'ai besoin. J'ai demandé à ce que les portables ne soient pas utilisés à la réunion hebdomadaire, mais maintenant le rétroprojecteur me donne aussi mal à la tête... je dois prendre mon courage à 2 mains pour me faire exempter... je suis toute la journée sur l'ordinateur (filaire heureusement) et j'ai besoin de ce travail pour vivre...

 

 

 

- Ma vie personnelle : je me protège au maximum le soir et le WE, donc pas de télé, pas de radio, pas de musique, dans les lieux publics où je vais par nécessité. Je prends soin d'éviter les personnes qui téléphonent ou pianotent sur leurs portables, mais c'est problématique dans une salle d'attente ou dans un transport en commun... une partie de ma famille pense que je joue la comédie, je suis donc en froid avec elle..., je n'ai pratiquement plus de vie sociale à part mon boulot...

 

 

 

- LINKY va continuer de détériorer ma santé à vitesse grand V, en inondant continuellement mon corps d'ondes, alors que celui-ci est déjà saturé.....et il est trop tôt pour moi d'aller habiter au ciel...

 

Le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Christine, 57 ans, consultante en études marketing, Paris, le 6 juillet 2015

 

Bonjour,

 

Je suis Christine, 57 ans, Bac+5, consultante en études marketing à Paris, 2 filles de 27 et 23 ans, intolérante aux champs électromagnétiques depuis 1 an, diagnostiquée par le Pr Belpomme. Je suis devenue électrosensible suite à une exposition au WIFI. Travaillant à domicile, mon ordinateur se trouve dans ma chambre, et j'ai dormi avec le WIFI pendant plusieurs années. J'ai aussi téléphoné avec le portable 2h par jour environ.

 

Dès que je suis exposée au WIFI ou au téléphone portable, j'ai des maux de tête, des insomnies, des tremblements intérieurs, une fatigue chronique, et une grande difficulté à me concentrer sur mon travail. Je ne peux plus travailler une journée complète d'affilée mais par tranches, à cause de ce tremblement. Ce qui me handicape fortement, car mon travail consiste à faire des interviews téléphoniques et à rédiger des rapports sur ordinateur.

 

De plus, je suis aussi devenue intolérante aux champs électriques basses fréquences, c'est-à-dire tout ce qui est électrique, les lampes, les appareils ménagers. Quand je lis près d'une lampe métallique, je tremble, de même que près d'un équipement HIFI, ou d'une prise électrique mal isolée, ou une caisse enregistreuse dans un magasin. Je suis obligée de débrancher tous les équipements électriques la nuit dans ma chambre.

 

Je me sens mieux dès que je pars dans un lieu peu exposé, par exemple récemment dans un monastère au milieu d'une forêt.

 

Le Linky signifierait pour moi une exposition continue, puisque je travaille depuis mon domicile, j'y suis 24h/24. Cela voudrait dire retour aux insomnies, intensifications des tremblements, et une impossibilité de récupérer la nuit. Quand je suis trop exposée, je ne peux plus travailler, ni chercher mes missions de free-lance. Le mal de tête ne me quitte plus, et je vois l'avenir en noir, ne voyant plus de place pour moi dans cette société, où les ondes se multiplient. Si même mon domicile n'est plus un endroit où je peux minimiser mon exposition aux champs électromagnétiques, que va devenir ma santé ? J'ai eu un cancer il y a un peu plus de 10 ans, j'ai été bien prise en charge par la médecine. Il y avait un protocole, des réponses. Je m'en suis sortie. Pour l'intolérance aux ondes, il y a peu de réponses médicales, et pas de compréhension chez des politiques qui nient l'existence de cette pathologie. Ils décident d'augmenter l'exposition de la population de façon obligatoire, sans tenir compte des problèmes sanitaires, sans protéger ceux dont le corps ne peut plus absorber toutes ces ondes.

 

Je vous remercie par avance Mme Royal de nous préserver de ce nouveau type de pollution invisible, la pollution électromagnétique, surtout dans le sanctuaire que devrait rester le domicile privé. Ne laissez pas ERDF provoquer une catastrophe sanitaire, à l'image du scandale de l'amiante ou des hémophiles. Aidez-nous pour que le Linky ne soit pas obligatoire pour les personnes intolérantes aux ondes, et si on ne peut pas le supprimer au moins qu'il ne fonctionne pas 24h/24h pour l'ensemble de la population. Avec mes salutations respectueuses,

 

CL, le 6 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Femme, 56 ans, kinésithérapeute, Le 5 juillet 2015.

 

Bonjour, je suis kinésithérapeute, j'ai 56 ans, installée en libéral.

 

Je sais avoir quelques soucis avec l'électricité depuis que j'ai découvert que la fatigue avec laquelle nous nous réveillions le matin mon mari et moi était liée à la présence d'un tableau électrique derrière la cloison, à l'endroit où nous avions la tête une fois couchés sur notre mezzanine. Evidemment on a changé ça.

 

Dans la même période, dans une foule serrée à Noël dans un magasin, ma tête a été traversée d'une douleur puissante de gauche à droite, simultanément au passage d'un jeune homme tout près devant moi en pleine conversation avec son téléphone portable. C'était au tout début des portables, je pense qu'ils étaient très puissants à l'époque car il y avait peu d'antennes !

 

J'en ai tiré l'information qu'il ne fallait pas que j'abuse de ce genre de chose.

 

Bien plus tard, nous avons eu à la maison un ordinateur qui était branché en filaire, mais le wifi était resté activé par défaut. Tout cela m'était étranger. Mais au bout d'une heure sur l'ordinateur j'étais dans un état d'épuisement complet.

 

Ayant fini par entendre parler du wifi et de certains désagréments qu'il pouvait occasionner, j'ai demandé à mon mari de s'occuper du problème. Une fois le wifi désactivé j'ai pu utiliser normalement mon ordinateur.

 

Un an ou deux plus tard, je me suis retrouvée à nouveau très fatiguée, et un jour ma tête est tombée sur le clavier !

 

Mon mari avait réinitialisé la box, sans penser à déconnecter le wifi à nouveau.

 

Je pratique le chant. Je me suis retrouvée avec des pertes d'équilibre et des acouphènes en travaillant ma voix. Cela m'a inquiété, je me suis demandé si c'était lié à la pression de l'air avec un souci sur le cœur ou le cerveau. J'ai pris rendez- vous chez mon médecin et j'ai observé les modalités du phénomène pour pouvoir lui expliquer et orienter les recherches dans la bonne direction. Et là je me suis rendue compte que ça ne se passait que le soir.

 

J'avais une lampe à économie d'énergie à 80 cm de la tête (LBC fluocompacte]). Le phénomène a disparu totalement en mettant une ampoule normale.

 

Du coup j'ai changé toutes les lampes de ma maison, sauf celles qui ne servent pas beaucoup. Et j'ai annulé mon rendez-vous médical.

 

Chez ma belle-mère, je me suis retrouvée incapable de me rendormir dès la première nuit de notre séjour, quelles que soient les plantes que je prenais, alors que normalement c'est efficace pour moi.

 

Je me suis souvenue qu'elle avait mentionné un courant en ligne pour connecter ses locataires à internet. Comme tout le monde travaillait le lendemain, j'ai estimé que je ne nuirais pas en débranchant tout, et je me suis rendormie immédiatement alors que je venais de m'agiter et que je n'étais du coup pas si calme que ça.

 

Le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Agnès, 50 ans, ingénieur en informatique, Lyon

 

 

 

Témoignage d'une EHS depuis 2011

 

 

 

Mon parcours : Je m'appelle Agnès, j'ai 50 ans, j'étais ingénieur en informatique à Lyon. Je suis tombée malade en novembre 2011 (tous les symptômes décrits ci-après). En juin 2012, après quelques séjours à la campagne où tout allait mieux, le Pr Belpomme a confirmé le diagnostic de mon médecin : syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) et EHS. Suite aux mesures effectuées à mon domicile lyonnais, j'ai du quitter mon appartement pour m'installer à la campagne heureusement hébergée en dépannage par ma famille. J'ai ensuite trouvé une maison en Saône et Loire qui me convenait et m'y suis installée. Je suis en train d'être mise à la retraite pour invalidité. J'ai été reconnue travailleur handicapé par la MDPH de Saône et Loire en mars 2013.

 

 

 

Les symptômes que je ressens dès que je suis exposée et même après, le temps de récupérer (certains sur plusieurs jours) :

 

– céphalées, les oreilles qui serrent

 

– vertiges et troubles oculaires sous forme de flutter oculaire (les yeux qui bougent en

 

saccades), acouphènes

 

– troubles de la concentration, difficultés à trouver mes mots, à « aligner mes idées »

 

– troubles de la mémoire

 

– troubles du sommeil (à l'abri, je dors bien)

 

– problèmes cutanés de type brûlures

 

– douleurs musculaires (contractures)

 

– épuisement

 

– troubles de l'humeur (irritabilité)

 

Je suis sensible à toutes les gammes de fréquence y compris au 50 Hz (électricité).

 

 

 

Conséquences : ma vie m'a plus rien de « normal ».

 

* Je ne peux vivre qu'en un lieu où les portables ne passent pas ou très mal (ce qui est rare) et sans autre source d'électro-pollution (wifi, DECT, portables et même le frigo qui est au sous-sol...).

 

* Pour sortir, je dois me protéger avec des vêtements en tissu de blindage. Je limite mes sorties.

 

* La vie quotidienne est très compliquée et source de maux malgré les vêtements de protection : faire les courses, les démarches administratives, les soins médicaux, les déplacements en voiture ou en transports en commun, la vie familiale et sociale. Les transports sont très problématiques car je ne peux plus conduire longtemps sur autoroutes ou nationales (trop arrosées d'antennes relais) et les transports en commun sont extrêmement pollués par leurs infrastructures et les portables des usagers. De plus, finis les loisirs et les voyages, même pas un cinéma ! Même promener le chien en haut de la colline (plus exposé aux antennes-relais) est source de malaise.

 

* Je ne peux plus travailler : le clavier et la souris de l'ordinateur me piquent les mains et me fatiguent la tête m'en limitant considérablement l'utilisation. Le téléphone me donne mal à la tête. Ces appareils sont bien sûr tout en filaire. Tout appareil électrique est banni à titre professionnel.

 

 

 

Si les compteurs Linky sont déployés dans ma région, la pollution électromagnétique sera réelle même si ma maison n'a pas un tel compteur, l'électricité étant polluée partout sur le réseau. Les antennes relais supplémentaires qui devront être déployées pour acheminer les données aux centraux rendront mon environnement invivable... toutes les sorties seront encore plus dangereuses pour ma santé (maisons, commerces, environnement...), la vie « en relative santé » risque de n'être plus possible. Face à un tel danger, pourrais-je rester chez moi ? Pourrais-je rester en France ? Je suis très inquiète.

 

 

 

 

 

Témoignage de Docteur L. C., le 5 juillet 2015.

 

Docteur L. C.

 

Saint Germain 07

 

70 ans, médecin retraité

 

A Madame Ségolène ROYAL Ministre de l’Ecologie

 

Madame La Ministre de l’Ecologie,

 

C’est de mon refuge loin du monde et de tout ce que j’aimais que je me permets de vous demander de considérer les cas de personnes électrosensibles qui, comme moi, ont retrouvé un peu de raison de vivre que je vous supplie de renoncer à nous imposer une pollution supplémentaire avec le compteur Linky.

 

Je ne vais pas vous énumérer ma souffrance passée qui est peu différente de celle de tous les autres mais tenter de vous convaincre qu’elle était bien réelle, alors que j’étais aussi sceptique que 90% des médecins qui croient ce que leurs Maîtres et certains chercheurs leur affirment, à savoir que les ondes électromagnétiques (CEM) ne sont dommageables que par un effet thermique.

 

De par mon exercice médical, j’ai été des premiers utilisateurs de mobiles, d’ordinateurs et d’appareil écho puis écho-doppler avec écran cathodique, sans oublier les appareils électriques mal isolés et les anciens standards téléphoniques à mon cabinet médical.

 

Il m’a fallu plusieurs années de souffrance et de recherche pour admettre que je souffrais simplement d’une intolérance aux CEM. Je tentais en vain d’isoler mon appartement et nous dûment déménager et nous réfugier dans une zone grise et renoncer à tout ce qui devait enchanter notre retraite. Mais j’ai la chance d’être retraitée et je ne me plains absolument pas quand je me compare à ceux qui n’ont d’autre solution que de vivre en SDF et sous le seuil de pauvreté, sans oublier, bien souvent, leur isolement affectif et l’obligation de changer sans arrêt de lieu pour fuir les zones qui de blanches deviennent inondées par la 4G.

 

Aussi, Madame la Ministre de l’écologie, pour moi-même, pour tous mes compagnons d’infortune et pour l’avenir de nos enfants je vous demande instamment de bien vouloir renoncer au déploiement obligatoire du compteur Linky comme d’autres pays le font.

 

Veuillez agréer, Madame la Ministre de l’Ecologie, l’expression de mes salutations très distinguées.

 

Docteur L. C., le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Femme, 39 ans, Le 5 juillet 2015

 

Mon EHS s’est déclenchée autour du nouvel An 2009, avec l’explosion des smartphones et du wifi domestique.

 

D’abord d’étranges céphalées (je n’étais pas sujette aux céphalées) et, une fois revenue au travail où il y avait le wifi, sensations de raideurs musculaires, comme de la tétanie, et une affreuse douleur en casque sur la tête. Parallèlement, la nuit, réveil en sursaut comme sous l’effet d’un choc électrique, avec impossibilité de me rendormir.

 

Parfois, sensation proche du passage contre moi d’une lame de couteau froide et coupante. Je me retourne et... quelqu’un est en train de pianoter sur son smartphone juste près de la zone de la sensation.

 

Atténuation des symptômes en cas de séjour dans une zone calme, reprise de ces symptômes quand je reviens dans une zone électromagnétiquement polluée.

 

Par la suite, une nouvelle sensation s’est installée : celle d’un grand tremblement intérieur, comme si « à l’intérieur de mon corps, c’était le programme essorage ». Il y a très peu de vocabulaire pour décrire cela, c’est comme une grande agitation interne des organes et des cellules, comme si mon corps était dans un four micro-ondes.

 

Il est très difficile de décrire une souffrance neurologique et de faire comprendre à quel point elle est grave parce que contrairement, par exemple, à une paralysie, elle n’a pas d’effets visibles.

 

J’ai réussi au travail à avoir un poste de travail dans un lieu sans wifi et, par la suite, à aller vers des postes dans des lieux reliés en filaire. Mais il est déjà difficile de trouver ces postes de nos jours, quand en plus on a des critères sur l’environnement électromagnétique, la recherche est encore plus difficile ! On s’en doute, poser d’emblée ces questions à un futur employeur, c’est se classer d’emblée comme bizarre.

 

J’avais 39 ans à l’époque. J’habitais, j’habite toujours à Paris. J’ai deux jeunes enfants ; je ne peux pas tout plaquer et partir à la campagne (pour faire quoi ?) en laissant tout derrière : ma vie est ici, près de mon mari et mes deux enfants.

 

Les relations avec les proches sont devenues plus distantes. Les gens me croient mais ne comprennent pas, ont beaucoup de mal à prendre conscience de ce qu’est devenue ma vie, ne se rendent pas compte que nous ne vivons plus sur la même planète. Ils oublient très rapidement ce que je leur ai exposé et dégainent sans vergogne leur smartphone devant moi, inconscients qu’ils m’infligent une souffrance. N’étant pas comprise, cette maladie alimente des préoccupations constantes qui, par nature, m’éloignent de mon entourage qui ne les partage pas.

 

Tout devient problème, les déplacements, les lieux de vacances... ce que les autres ne peuvent pas concevoir. Aujourd’hui, j’ai peur de tout, peur que mes enfants grandissent et se mettent à réclamer tous ces « merveilleux objets connectés »...

 

A force de recherches personnelles, d’échanges avec les EHS et de soins très couteux et non remboursés, j’ai réussi à améliorer ma santé sans jamais revenir à ma santé d’avant et en restant toujours sensible aux ondes.

 

L’installation du Linky est pour moi une perspective épouvantable : tout mon environnement va être saturé de fréquences néfastes (CPL), toute la journée et sans possibilité d’évitement. L’idée d’échapper définitivement à tout cela en mettant fin à mes jours, qui s’était un peu éloignée, revient en force.

 

Le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Fathia, 52 ans, Agent administratif à la ville de Paris, Paris, Le 6 juillet 2015

 

Fathia

 

Paris

 

52 ans

 

Agent administratif à la ville de Paris

 

J’étais agent administratif à la ville de Paris à la DASES depuis 1989. En 2000, suite à un changement de bureau, j’ai commencé à avoir des maux de tête, malaises, vomissements. Cela a duré pendant 2 ans. Ayant appris que dans ce bureau d’autres personnes avaient été malades précédemment, je me suis résolue à changer de service et donc de lieu de travail. Les symptômes ont légèrement diminué puis, peu à peu, d’autres symptômes sont venu s’ajouter : tachycardie, tremblement, incapacité à se concentrer, corps électrisé, vomissement après 1⁄2 heure d’utilisation d’un ordinateur.

 

Je suis allée voir le Pr Belpomme et le diagnostic est tombé: je suis ElectroHyperSensible à un stade assez avancé, mon cerveau est très mal irrigué. J’ai continué à travailler en enchaînant les arrêts maladies mais en 2010 tout a basculé, j’ai dû arrêter de travailler. Même à mon domicile je ne pouvais plus supporter l’électricité, la télévision, l’ordinateur, le frigo (que j’ai dû couper).

 

J’ai dû descendre dormir dans la cave de mon HLM car je n’arrivais plus à dormir dans mon appartement. Mais au bout de quelques mois, l’EHS ayant encore augmenté je n’ai pu plus dormir dans ma cave, et j’ai dû réintégrer ma chambre en occultant toutes les fenêtres avec du papier aluminium pour me protéger des antennes relais qui sont face à cet appartement.

 

Durant la journée, en toute saison (qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou qu’il neige), je m’exile au bois de Vincennes où règne une insécurité permanente pour une femme, à laquelle j’ai été confrontée à de maintes reprises.

 

Je n’ai plus du tout de vie sociale, je ne peux plus voir d’amis, voir la famille, prendre les transports en commun, aller dans les lieux publics. Je ne peux pas non plus aménager l’appartement avec des tissus anti-onde à 140€ le mètre car je gagne actuellement 632€ par mois (je suis en congé longue durée en 1⁄2 traitement), et je ne peux pas déménager car mon compagnon, handicapé, a besoin de mon aide quotidienne et ne peux déménager que dans un appartement accessible aux fauteuils roulants électriques, ce que la société de HLM ne peut pas me proposer.

 

Si le compteur Linky devait être installé dans mon immeuble, je ne pourrais même plus dormir chez moi ni aider mon compagnon dans les actes de la vie quotidienne.

 

Le 6 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Isabelle, 60 ans, maître de conférences en physique à l'université

 

 

 

Isabelle, 60 ans, maître de conférences en physique à l'université. Reconnue atteinte du syndrome d'intolérence aux champs élecromagnétiques par le professeur Belpomme depuis un an. Les examens montrent une hypoperfusion au niveau cérébral (défaut de circulation du sang) importante et autres impacts biologiques.

 

Mon état de santé s'est déterioré ces dernières années, suite à l'installation généralisée du wifi (micro-ondes) dans les espaces de travail et d'antennes relais de téléphonie mobile sur la toiture des résidences universitaires : fatigue de plus en plus grande, vertiges et pertes d'équilibre, difficultés de concentration, perte de mémoire, douleurs dans la tête, dans les oreilles, au niveau du coeur, insomnie, contraction des bras, troubles de la vision, jusqu'à un taux d'invalidité évalué et reconnu de 50 à 80%. Impossibilité de faire les courses en super marché, de sortir en ville, de prendre les transports en commun, même d'aller chercher les médicaments à la pharmacie équipée désormais de caméra wifi, ce qui provoque immédiatement des douleurs insoutenables et l'ouverture de la barrière hématoencéphalique (qui protège le cerveau des toxines). Nécessité absolue pour moi de m'isoler de tout champ électromagnétique pour récupérer, y compris de l'électricité domestique, ce qui est impossible en ville avec la wifi, les téléphones sans fils, et la multiplication des antennes relais.

 

Quand je vois que tout est fait pour obliger les adultes et les enfants à subir les hautes fréquences des compteurs Linky et de la wifi en ville et à l'école, et que les recherches de scientifiques et les associations d'électrohypersensibles ne sont pas écoutées quand elles rappellent les dangers et le syndrome des micro-ondes, je me sens démunie et je suis en colère, parceque j'ai besoin d'être entendue et comprise dans ma réalité, parceque j'ai besoin de repos la nuit, j'ai besoin que ma santé, ma protection et ma sécurité soient prises en considération ainsi que celle de mes enfants, par les personnes qui en sont garantes.

 

Je demande aux représentants de l'état de pouvoir refuser l'installation des compteurs intelligents chez moi sans amandes ni procès.

 

Je demande le remplacement du wifi par des connexions filaires pour l'informatique dans les établissements de l'éducation nationale et les bureaux.

 

Je demande la garantie de l'indépendance des experts et des membres des commités décisionnaires sur les radiofréquences vis à vis des opérateurs et de l'industrie des radiofréquences.

 

Je demande l'adoption des limites d'exposition basses pour l'ensemble de la population.

 

Je demande la garantie d'accès à des territoires sans onde pour pouvoir récupérer sa santé, à des batiments sans ondes pour y vivre, à des salles sans ondes dans les administrations et les établissement publics de santé et d'éducation, à des compartiments dans les transports sans champs électromagnétiques.

 

 

 

 

 

Témoignage de Anne, 55 ans,

 

Voici mon témoignage, écrit le 30 août 2014 :

 

Je m’appelle Anne, j’ai 55 ans.

 

Depuis 15 ans je sais être sensible des oreilles, mon premier téléphone portable me provoquait des douleurs difficiles à supporter. Un O.R.L. m’avait alors rassurée en m’affirmant que je n’avais pas de problème aux oreilles et j’ai trouvé comment stopper les douleurs en utilisant des écouteurs pour téléphoner.

 

Rien ne s’est passé depuis. J’étais normale.

 

En février dernier, les mêmes douleurs reprennent. Je ne suis pas capable de les arrêter, je n’utilise le téléphone que rarement, je ne place jamais mon téléphone portable directement à l’oreille, je ne sais pas ce que je dois faire et je ne fais rien, sans doute trop occupée avec le travail, les études, la famille. J’ai fini par me faire soigner : otites externes, otite interne gauche, une semaine plus tard otite interne droite, j’ai dû prendre des antibiotiques de toutes sortes de fin mars à fin mai et encore une petite dose courant juin sans parler des essais de traitements variés en fonction des médecins rencontrés.

 

Ce que j’ai remarqué : une antenne relai très proche de mon lieu de travail. La 4G est installée dans la ville depuis le 11 novembre. J’ai contacté la médecine du travail qui ne croit pas qu’une antenne relai puisse me faire du mal. Et puis je suis la seule sur mon lieu de travail à me plaindre d’un tel problème, on ne fait pas de recherche. J’ai vu un bon nombre de médecins spécialistes, y compris une fois aux urgences à l’hôpital, ils ont soigné mes otites et m’ont conseillée la patience, aucun n’a imaginé quelle pourrait être la cause de mes douleurs.

 

J’ai fini par abandonner l’idée de me faire soigner. Je me suis habituée à avoir mal dans les oreilles, à avoir des acouphènes souvent assourdissants, des maux de tête et toute une série de signes inquiétants, surtout en fonction des lieux fréquentés dans la journée ou la veille.

 

J’ai été obligée de m’éloigner de la ville le plus souvent possible : il m’est apparu très clairement que mes problèmes s’amélioraient en vivant à la campagne. J’ai pu vivre à peu près normalement mais en arrêt maladie à partir du mois de mai. J’ai dû laisser derrière moi mon mari et mes enfants. Chaque retour sur mon lieu de travail a été catastrophique. Le plus grave à mon avis était cet état second dans lequel je me trouvais : obligée de conduire pour repartir, je me perdais sur des routes que je connaissais, je brûlais des feux rouges faute de les avoir vus. Très respectueuse du code de la route et ultra-prudente en voiture, jamais je n’aurais cru pouvoir brûler un feu ! Je n’avais plus mes moyens.

 

J’en suis arrivée à me demander si les ondes ne détruisaient pas purement et simplement le cerveau...

 

Je suis révoltée : j’ai été obligée de quitter mon lieu de vie, mon travail, avec encore deux enfants à élever et je m’inquiète. Une pollution m’empêche de vivre, le pays où je suis née est devenu invivable. Je suis vraiment révoltée : j’ai toujours été en bonne santé, je n’ai jamais eu d’otite enfant...

 

Pourquoi suis-je obligée de quitter ce que j’ai bâti ? En quelques mois, ma vie a complètement basculé.

 

 

 

 

 

Témoignage de Jocelyne, 48 ans, Employée de banque, Anthony, Le 5 juillet 2015

 

 

 

Jocelyne, 48 ans, Antony, Employée de banque.

 

Mon électrosensibilité s'est déclenchée suite à l'installation d'antennes relais sur le toit de la banque pour laquelle je travaille.

 

Je souffre de céphalées chroniques et d'insomnies.

 

Ces symptômes me coûtent des arrêts maladie et un isolement social.

 

Linky serait catastrophique car cela génèrerait une énorme pollution qui s'ajouterait à celles des antennes relais, Wifi,Wimax... déjà largement dommageables.

 

C'est juste pas possible ! Le 5 juillet 2015

 

 

 

 

 

Témoignage de Agnès , 47 ans Allier (Auvergne) Le 5 juillet 2015

 

Je suis EHS depuis avril 2009. Je ne supporte pas la proximité d'une antenne relais, le wifi les téléphones portables.

 

J'étais travailleur social et je ne peux plus travailler. Je suis allée m'isoler à la campagne, en Auvergne. Les symptômes sont des maux de têtes violents, acouphènes, insomnies, vertiges, troubles de la mémoire, accélération du rythme cardiaque...

 

Je ne peux pas rester à proximité d'un appareil connecté sans fil, et je ne pourrais vivre dans une maison équipée du Linky.

 

J'ai plusieurs examens médicaux attestant de mon intolérance aux ondes électromagnétiques.

 

Cette pathologie due aux ondes électromagnétiques transforme la vie en enfer : isolement social, perte de revenus, non reconnaissance par la société et les politiques etc., entraînant ainsi : l'augmentation permanente de l'exposition : augmentation des antennes relais,

 

tous les magasins et services publics équipés de wifi, et maintenant le Linky entraînant une précarité de plus en plus grande et une inquiétude permanente sur la possibilité de pouvoir rester dans mon logement dans l'avenir.

 

Agnès , 47 ans Allier (Auvergne) Le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Hamida, 63 ans, en retraite anticipée pour raison de santé, ex formatrice, Pantin, Le 5 juillet 2015

 

Hamida, Pantin, 63 ans, en retraite anticipée pour raison de santé, ex formatrice.

 

Je tiens à témoigner avec l’objectif de faire reconnaitre la nocivité des ondes électromagnétiques sur notre santé et aussi de la mise en place du Linky

 

Mes problèmes de santé ont débuté dès 2003 et se sont intensifiés au fil des années sous des formes diverses : troubles du sommeil graves, problèmes cognitifs telle que la difficulté de concentration, troubles endocriniens et hormonaux, asthénie grave, douleurs musculaires, vertiges, acouphènes et autres symptômes handicapants.

 

Il y a seulement une année que j’ai fait le lien entre mes problèmes de santé et la présence d’une dizaine d’antennes relais à moins de 40 mètres et donnant sur mon appartement au 3ème étage.

 

Aujourd’hui je suis en ALD pour trois pathologies avec une incapacité à 80 %, non pas au titre de l’électro-sensibilité, mais pour des pathologies diverses, pathologies conséquentes, selon moi, au rayonnement des antennes-relais sur mon corps.

 

Concernant ma vie professionnelle, mes difficultés de concentration, mon asthénie et mes troubles du sommeil ont

 

interrompu prématurément en 2004 une carrière universitaire prometteuse. J’ai quitté mon emploi, me suis retrouvée au chômage et pris ma retraite de manière anticipée.

 

Actuellement, je travaille selon mon état de santé comme consultante formatrice.

 

Le 5 juillet 2015

 

 

 

 

 

Témoignage de Soky, 39 ans, sans emploi anciennement consultante RH, Paris XXème, Le 5 juillet 2015.

 

 

 

TEMOIGNAGE EHS

 

 

 

PRENOM : Soky

 

 

 

AGE:39ans

 

 

 

VILLE : Paris 20

 

 

 

METIER : sans emploi anciennement consultante RH

 

 

 

Comment mon électrosensibilité s’est déclenchée: fin 2009 suite à des mois d’exposition intensive aux champs électromagnétiques (antennes wifi, téléphones portables Blackberry...) dans les locaux de ma société, je suis devenue électrosensible c’est-à-dire atteinte du Syndrome d’Intolérance au Champs Electromagnétiques (SICEM) diagnostiqué par le docteur Belpomme en mars 2010.

 

 

 

Les symptômes : J’avais atteint le stade où je ne pouvais plus entrer dans les locaux de ma société car je ressentais les symptômes suivants : oppression thoracique, maux de tête, douleurs cutanées et j’étais au bord de l’évanouissement, tout ceci accompagné d’une fatigue complètement anormale.

 

 

 

Impact sur ma vie professionnelle et personnelle: A cause de cette maladie environnementale qui s’est d’abord manifestée sur mon lieu de travail j’ai perdu mon emploi de consultante à l’époque, car devenue inapte à mon poste, dans l’incapacité de travailler avec un ordinateur portable même sans wifi, un téléphone portable et dans un lieu saturé de champs électromagnétiques, il était impossible de me reclasser.

 

 

 

Après des mois de traitements assez coûteux non remboursés par la sécurité sociale (encéphaloscan, prise de sang spécifique, traitement du docteur Belpomme, acupuncture...) et du repos à l’écart au maximum des champs électromagnétiques dans la mesure du possible (ils sont difficiles à éviter dans notre société actuelle), j’ai entamé un bilan réorientation avec le SAMETH pour trouver un travail adapté à mon handicap. Cette démarche à abouti à ma reconversion dans le métier d’esthéticienne que je pensais pouvoir exercer car il s’agit d’un métier de soins « manuel » et donc sans ordinateur ni téléphone portable.

 

 

 

Je suis tombée de haut quand, diplômée de mon CAP esthétique j’ai postulé en Palace où je ressentais les ondes WIFI pendant l’entretien... Pendant un autre entretien dans un Institut d’esthétique je ressentais le WIFI de la box du téléphone et les ampoules basses consommation des cabines de soins. J’ai aussi découvert que je ne supportais pas les lampes UV pour le bronzage et les faux ongles. Certains Instituts demandaient de répondre au téléphone et de gérer le planning sur l’ordinateur, ce qui m’était impossible. Complètement désespérée, j’ai finis par trouver un poste d’esthéticienne dans un Spa hammam où par chance il n’y avait pas trop de champs électromagnétiques et où je n’avais pas à toucher à l’ordinateur et au téléphone car il y avait des hôtesses d’accueil. Mais au bout de 2 ans de travail en spa hammam à donner des soins esthétiques et massages je suis devenue chimico-sensible à cause des parfums d’ambiance et produits chimiques et cosmétiques.

 

 

 

En effet, mi-octobre 2014, j’ai des maux de tête qui perdurent et une fatigue anormale accompagnée d’une oppression thoracique et d’une envie de vomir dès que je rentre dans le spa hammam. J’ai les mêmes symptômes que ceux de l’électrosensibilité déclenchés par les champs électromagnétiques mais cette fois ce sont les produits chimiques et parfums d’ambiance qui les déclenchent. Je me mets en arrêt maladie car je ne peux plus aller sur mon lieu de travail. Je perds à nouveau mon emploi. Je suis complètement anémiée et intoxiquée. Après consultation par le docteur Belpomme je suis diagnostiquée atteinte du Syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) associé au syndrome d’hypersensibilité multiple aux produits chimiques (MCS) en avril 2015. A ce jour, je me vois dans l’impossibilité de postuler dans un Institut ou Spa quelconque car ma chimico- sensibilité (intolérance pour des concentrations faibles de produits chimiques: solvants, parfums, produits nettoyants, cosmétiques...) et mon électrosensibilité sont incompatibles avec une vie professionnelle ordinaire.

 

 

 

Cette maladie environnementale bien que invisible est très handicapante pour l’accès à l’emploi et pour conserver son emploi, mais aussi dans la vie de tous les jours car les champs électromagnétiques et les produits chimiques sont omniprésents dans notre environnement. Aujourd’hui mon hypersensibilité aux champs électromagnétiques est telle que je ne supporte pas les rayonnements électromagnétiques même à faible niveau et en deçà des normes d’exposition actuelles. Habitant à Paris, je subis en permanence les champs électromagnétiques à mon insu : téléphones portables et tablettes de gens dans le métro, écrans des caisses dans les supermarchés, WIFI dans les cafés, téléphones sans fil DECT, plaques à induction, WIFI des box chez les gens...

 

 

 

En plus des maux de tête qui peuvent durer des jours et autres symptômes déjà cités auparavant, ces ondes électromagnétiques ont entrainé chez moi des difficultés de concentration, de mémoire et le fait que je me fatigue très vite. Pour certains symptômes, l’électrosensibilité ressemble au syndrome de fatigue chronique et de la fibromyalgie. A la souffrance physique de cette maladie orpheline, s’ajoute la souffrance morale :

 

- Exclusion sociale (difficile d’avoir une vie sociale avec les téléphones portables, le wifi... qui sont partout)

 

- Incompréhension de l’entourage (certains pensent que c’est psychologique, y compris la famille)

 

- Isolement (les gens n’acceptent pas les contraintes liées à mon handicap : couper son portable, couper la wifi, ne pas utiliser l’ordinateur en ma présence...)

 

- Perte d’emploi

 

- Perte de revenus...

 

 

 

Par chance je peux encore habiter dans mon appartement à Paris où j’ai protégé le compteur électrique (coût 300 euros) afin de ne pas subir le wifi des voisins et où j’ai minimisé toute source de champs électromagnétiques. J’aimerais m’éloigner de Paris et déménager dans un lieu avec plus de verdure et moins de champs électromagnétiques et moins d’antennes relais, mais comment faire avec ma situation sans emploi ?

 

 

 

Concernant les produits chimiques, j’ai dû changer tous mes produits nettoyants, lessive, savons, éviter les parfums et je ne supporte plus le vernis et les solvants (poser le vernis fait partie du poste d’esthéticienne).

 

 

 

J’ai aussi des intolérances alimentaires liées à ces maladies qui m’obligent à acheter BIO ce qui est un coût qui s’ajoute aux traitements que je dois suivre pour me maintenir en santé et aux protections que j’ai dû acheter pour minimiser les champs électromagnétiques.

 

 

 

A l’heure actuelle, la principale recommandation des médecins est l’éloignement de toute source de champs électromagnétiques et la non exposition aux produits chimiques. Ce qui implique un changement de vie radical difficile à mettre en place dans cette société où nous baignons dans un brouillard électromagnétique et où nous sommes entourés de produits chimiques.

 

 

 

Le Linky représente un danger pour ma santé : le compteur Linky entraine une source de pollution électromagnétique qui mettrait ma santé en danger et pourrait être même fatal pour ma vie. Il entraîne un rayonnement en permanence de tout le circuit électrique dans l’habitat ainsi que de radiofréquences pulsées. Il n’y aurait donc pas d’échappatoire pour moi, mon corps subirait les ondes électromagnétiques et ne pourrait pas reprendre le dessus.

 

 

 

 

 

Témoignage Parisienne, Le 5 juillet 2015.

 

Je suis parisienne et en me levant ce matin du 11 Février 2013 : ma vie a basculé.

 

 

 

Un vertige hors du commun m’a fait sortir tant bien que mal de mon lit et me lever absolument parce que mon seul objectif, mon mari étant en tournée artistique et absent, était que mon fils de 22 ans ne me trouve pas morte dans mon lit...

 

 

 

Dans le couloir, dans l’ascenseur, dans l’ambulance des pompiers appelée par ma gardienne et à l’hôpital, mon vertige était diagnostiqué : j’avais eu un VPPB (vertige positionnel paroxystique bénin... je confirme paroxystique) et les réponses à mes questions ne m’avaient pas convaincue, malgré le sérieux et le professionnalisme de l’interne (qui avait de la bouteille) puisqu’après avoir fait le tour de ma situation maritale, des éventuels stress et de mon âge, en avait conclu qu’il n’y avait pas de suspicion neurologique ou psychique, qu’une manœuvre spéciale par un spécialiste ORL pouvait me soulager.

 

 

 

J’étais donc repartie chez moi en taxi et avec le médicament miracle des vertiges: « Prenez Tanganil. Au départ, la substance active n’était pas faite pour ce problème de vertige, mais vous savez en médecine, c’est souvent expérimental et on s'est aperçu que ça marchait bien et puis vous savez les causes des maladies... l’âge, l’usure du corps et des organes, le stress, le terrain héréditaire... les causes sont multifactorielles ! »

 

 

 

Donc rien de grave mais une deuxième visite aux urgences avec le même diagnostic et des rendez-vous médicaux avec analyses (sang et urine) n’apportaient aucune réponse et l’impossibilité de rester davantage dans notre chambre puis notre appartement, sans rien comprendre de mon état et que je ne savais pas à quoi attribuer, m’avait fait fuir dans une maison de campagne, qui ne s'avérait pas franchement souveraine, je le comprendrais 3 mois après, et j’avais dû quitter précipitamment ma famille, mon mari et mon fils, un peu désemparés et j’ai erré jusqu’en juin d’ami en ami, de médecin en praticien alternatif sans comprendre ce qui se passait, puisque mon état ne s’améliorait pas vraiment.

 

 

 

Le seul hasard était enfin au rendez-vous à la fin de ce mois de juin pour comprendre ce qui se passait et me faire rencontrer une personne sans aucune spécialité, qui après mes réponses à ses questions est venue éclairer différemment et définitivement la situation avec ses appareils de mesure : nous étions en survoltage avec notre box en wifi et notre téléphone sans fil dans le lieu où l'on dormait !... Ce jour-là, mon mari était allé immédiatement cherché le “fil miracle”, a percé les trous nécessaires et le téléphone sans fil (DECT), cadeau d’amis, est allé directement à la poubelle.

 

 

 

Ce jour-là du mois de Juin, j’avais eu la très grande chance de rencontrer une personne qui avait les clés de mes vertiges et de mon mal-être indéfinissable, puisque lui-même ainsi que sa femme avaient été touchés et c’est ainsi qu’il était devenu un praticien des ondes électromagnétiques : j’étais tout simplement devenue EHS, mais avec une solution à peu près viable de protection.

 

 

 

Maintenant mon organisme a atteint le seuil de tolérance et dès qu'une installation en wifi ou un portable est trop près de moi, comme mon corps est immédiatement en alerte, je suis obligée de me protéger avec un foulard spécial et notre appartement a été autant, que faire se peut, l'objet d’attention et d'installations de blindage pour minimiser les impacts avec, bien sûr, mon désir le plus urgent et légitime de prévenir mes voisins, d'une part pour m’en protéger mais pour qu'ils s’en défendent également et efficacement, par prévention pour ne pas atteindre ce seuil fatidique de tolérance inscrit dans mes cellules.

 

 

 

Prendre le métro est devenu également quasi impossible : je l'ai compris petit à petit en me rendant compte que mon “arthrose” s'aggravait à chaque retour de trajet alors que je n'avais aucun symptôme avant de partir... et là aussi, j'ai eu la chance de le comprendre en n’ayant quasiment plus aucun symptôme pendant quelques jours en montagne au Nouvel An 2015 et être de nouveau atteinte, dès le soir du retour en rentrant à Paris, une ville que j'aimais et qui m'apportait la culture (cinéma, théâtre, expos) et les visites à mes amis que je suis obligée maintenant de restreindre drastiquement pour envisager à moyen et long terme mon départ de Paris qui, de ville lumière est devenue une des villes les plus polluées au niveau électromagnétique, avec ses milliers d'antennes et lieux “wifisés”.

 

 

 

En septembre 2014, j’avais eu de nouveau la confirmation dans une maison de campagne, d’une exposition irradiante méconnue avec un nouveau VPPB, qui m'avait cette fois-là angoissée puisque dans cette maison il n'y avait aucune antenne à l'horizon, pas de wifi ni de téléphone sans fil.

 

Cette fois-là, l'ORL inquiété par mon organisme en déconfiture, m'avait envoyée aux urgences à l'hôpital, dont le médecin, après avoir diagnostiqué une grave hypertension, des malaises cardiaques, m’avait à son tour envoyé d'urgence et en ambulance dans un autre hôpital doté d'un scanner... et cette fois-là j’ai eu une vive angoisse, pensant que finalement je devais avoir quelque chose au cerveau puisque ma vue avait baissé soudainement, ma mémoire était disloquée, mon cœur s'emballait tout seul et j'étais vidée de ma vie... sans rien comprendre puisqu'il n'y avait aucune raison valable.

 

 

 

A 1 heure du matin, le grand sourire du radiologue m'a soulagé, mais m'a de nouveau plongée dans un nouveau questionnement, et c'est seulement à notre retour dans la maison que mon insistance en direction de mon esprit pour m'éclairer,

 

m'a délivré les raisons de ce soudain et insidieux terrassement : des petites antennes sortaient des radiateurs et étaient commandées par des thermostats... Pendant une journée entière je m'étais donc, sans le savoir douillettement installée le matin et l'après-midi dans ce rayonnement de télécommande... et je m'étais retrouvée de nouveau dans une sorte de wifi : sans attendre une seule minute de plus nous avions immédiatement tout arrêté.

 

 

 

Dès le lendemain je récupérai de nouveau ma mémoire, ma vue et ma vie... sans besoin de médicament hypotenseur ou anti-cardiaque.

 

 

 

J'ai écrit ce témoignage pour que les décideurs comprennent enfin les limites du tout connecté et du tout technologique ubiquitaire sans régulation et sans limite, qui est en train de déclencher, à bas bruit, des pathologies de plus en plus graves et surtout sans que personne ne fasse le lien de cause à effet : quasiment aucun médecin de proximité, très peu de spécialistes, aucun gouvernant en charge de la population, ni ministre, ni député, ni sénateur.

 

 

 

NOUS SOMMES DE PLUS EN PLUS TOUCHES (3millions environ d'EHS en France, 22 millions d'Européens) : l'électrohypersensibilité est une maladie environnementale et nous sommes tous concernés, parce que nous sommes tous électrosensibles (y compris la faune et la flore) et que le seuil de tolérance est forcément atteint à moyen et long terme.

 

 

 

Des désastres humains sont déjà en cours et concernent toutes les familles, les couples, les femmes enceintes, les fœtus, les nourrissons, les enfants, les adolescents et les jeunes salariés, atteints de malaises et de de tumeurs à cause de leur addiction mais aussi de leur environnement professionnel, ainsi que les séniors et les personnes déjà malades et en faiblesse immunitaire et physiologique.

 

 

 

Le projet LINKY est de ce fait une pollution irradiante supplémentaire.

 

 

 

TOUTES LES ETUDES DES SCIENTIFIQUES ET CHERCHEUYRS DU MONDE ENTIER CONCERNANT LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES SE COMPTENT PAR MILLIER ;

 

MALGRE VOS DENIS, NOUS NOUS SOMMES MOBILISES POUR VOUS PREVENIR ET

 

POUR VOUS ALERTER.

 

 

 

Votre responsabilité est maintenant engagée envers nous tous et envers toute la population de France ainsi que DEVANT LA JUSTICE, PARCE QUE VOUS NE POURREZ PLUS DIRE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS.

 

 

 

Le 5 juillet 2015.

 

 

 

 

 

Témoignage de Emeline, 38 ans, Ingénieur Environnement Lion sur mer (14780), Le 24 juin 2015

 

 

 

Concilier économie et écologie OUI

 

mais pas au détriment de notre santé MERCI !

 

 

 

Par Emeline, Lion sur mer (14780)

 

38 ans, Ingénieur Environnement

 

Le 24 juin 2015

 

 

 

Je suis devenue subitement Electro-hyper-sensible en décembre 2014.

 

Je suis maman de 2 enfants 4 et 7 ans.

 

 

 

Les conséquences sur ma vie :

 

 

 

1. J’ai perdu mon emploi d’ingénieur territorial en environnement (cause : Wifi hotspot dans leslocaux de ma collectivité),

 

2. J’ai dû déménager avec ma famille à 2 reprises en moins de 4 mois sur la dernière période, pour trouver une maison à l’abri des ondes du voisinage:

 

a. à plus d’1 km d’antennes relais,

 

b. à plus de 12 m du voisinage (murs en pierre de 40 cm). 3. Je suis une cure de détoxication aux métaux lourds:

 

je suis intoxiquée principalement à l’aluminium (cause : vaccins avec adjuvants à base

 

d'alu),

 

4. Je fais actuellement une demande de reconnaissance de handicap auprès de la MDPH.

 

 

 

Mes inquiétudes pour l’avenir:

 

 

 

1. avec le déploiement du Wifi public,

 

2. avec le déploiement des compteurs intelligents émetteurs d’ondes (EDF, eau, GDF) :

 

quelle sera ma place dans la société : mon habitat ? Ma vie professionnelle ?

 

3. avec le déploiement des tablettes numériques dans les collèges sponsorisés par les Conseils départementaux, le déploiement de la Wifi dans les écoles : maternelles et

 

primaires :

 

quel avenir pour nos enfants ?

 

 

 

Madame Royal, je connais votre implication pour faire valoir ce qui est juste, pour protéger nos enfants et leur avenir.

 

 

 

Vous avez la force de caractère pour résister face aux lobbys, en d’autres termes : Protéger notre santé et notre environnement !

 

 

 

Le nombre de personnes victimes de la pollution électromagnétique va croissant à travers le monde.

 

C'est toute la société qui est concernée.

 

 

 

Je compte sur vous pour votre implication.

 

D’avance, un grand merci.

 

 

 

 

 

Témoignage de Marie-Pierre, 45 ans, assistante dentaire à Paris, Le 5 juillet 2015

 

Bonjour Madame la ministre, Le 5 juillet 2015

 

Je m'appelle Marie-Pierre, j'ai 45 ans, je suis tombée électro-sensible il y a un an et demi.

 

J'étais assistante dentaire à Paris et les nombreuses heures passées au téléphone (sans fil DECT) et en wifi devant l'ordinateur, tant au bureau qu'à la maison (ou j'ai subi pendant + de 10 ans les DECT et les Wifis de mes voisins qui ne les éteignaient pas la nuit) ont eu raison de ma santé. J'ai dû démissionner de mon travail (car mon employeur refusait de se passer de wifi et de Dect et étant en cabinet, j'aurais de toutes façons subi ceux des 4 autres dentistes). J'ai aussi du partir de Paris parce qu'un opérateur a installé 3 antennes 4G à 15m de mes fenêtres (mon certificat médical n'a pas été suffisant pour le faire renoncer à son entreprise) alors que j'avais réussi à négocier avec tout l'immeuble l'éradication des wifi et Dect.... Je suis partie contrainte et forcée car je souffrais de douleurs intenses diverses et variées en fonction de mon exposition : sifflements stridents dans les oreilles par les antennes Gsm, l'ordinateur et la télévision, douleurs dans l'oreille et maux de tête par les portables, vertiges et nausées par le Wifi, le tout sur fond d'insomnies presque totales... sans compter des douleurs musculaires et intestinales permanentes.

 

Tout cela s'est aujourd'hui calmé car je me suis réfugiée dans une maison de campagne à 4 km de toute antenne et plus de 100m de tout voisinage ! Mais le prix à payé est élevé : je vis seule puisque mon mari et mes enfants sont restés à Paris et n'ayant plus de travail, cette double vie est financièrement très lourde. C'est très dur, mais au moins je ne souffre plus et ai une vie décente.

 

Par contre, si on vient installer le Linky chez moi, je ne pourrai plus vivre dans cette maison, ni nulle part ailleurs si cette technologie est généralisée partout en France.

 

Si c'est pour faire des économies d'énergie, comprenez qu'un électro-sensible est certainement la personne qui en utilise le moins : car ne supportant rien d'électrique, je n'allume jamais les lampes (je me couche avec le soleil et me lève avec lui, même l'hiver sinon j'allume une bougie pour lire), je me chauffe au bois, je ne chauffe mon eau (ballon) qu'un jour sur 4 juste pour prendre une douche. Je lave ma vaisselle à la main et à l'eau froide et limite les lessives au maximum, et je ne fais pas plus d'une demi-heure d'ordinateur par jour. J'ai même remplacé l'aspirateur par un bon vieux balai, et je m'habille toute froissée car je ne peux pas tenir un fer à repasser avec mes mains. Il n'y a donc guère que mon frigidaire qui consomme chez moi (et c'est un triple A).

 

Aussi je vous supplie, Madame la ministre, de faire en sorte que les électro- sensibles de France puissent refuser l'installation des compteurs intelligents chez eux. Ce serait bien que tout un chacun ait ce droit, car ajouter cette pollution électro-magnétique à celle déjà existante risque de multiplier les cas de maladie

 

analogue à la mienne, chose que je ne souhaite à personne, vous incluse et votre famille !

 

Je compte sur vous Madame la Ministre et vous en remercie vivement à l'avance.

 

 

 

 

 

Témoignage de Anne, 71 ans, Peypin d'Aigues (Vaucluse, Provence), 6 juillet 2015

 

 

 

Je m'appelle Anne, j'ai 71 ans et je suis à Peypin d'Aigues, dans le Vaucluse, Provence.

 

 

 

Je suis souvent dans ce beau pays (suis Belge) pour le soleil et sa magnifique nature.

 

 

 

MAIS... depuis qu'il y a de plus en plus d'ondes, la vie devient très, très difficile, sauf chez moi parce que les ondes sont "contrôlées" (évidemment il y en a toujours dans l'air...), mais j'ai un tél fixe, un ordinateur câblé, pas de télé, pas de portable, pas de micro-ondes, les voisins et leur WIFI sont éloignés, les antennes relais aussi, etc....

 

 

 

Quand je suis hors de la maison, dans un endroit où il y a des WIFIS, des tél. sans fil, reliés à la WIFI et autres appareils émettant ++++ cela devient l'enfer.

 

 

 

Je suis épuisée, les yeux coulent le nez aussi je commence à avoir des tremblements dans les jambes, si je téléphone avec un tél DECT ou même un fixe relié à une box en WIFI, j'ai des acouphènes seulement du côté gauche ou je mets le tél. (Ce n'est pas psy...je ne savais même pas que ce fixe était relié à la WIFI avant d'essayer de comprendre ce qui m'arrivait). Quand je suis sur un ordi en WIFI, j'ai des picotements insupportables dans les mains, etc...

 

 

 

Quand je dors en ville (je suis à la campagne) ou plutôt quand je ne dors PAS en ville je devrais dire, je ne dors en effet presque pas et suis tendue, fébrile +++++

 

 

 

Je reviens chez moi et tout redevient "normal".

 

 

 

Conséquences, je ne peux plus faire mes courses n'importe où et dois me dépêcher, je ne peux plus aller aux spectacles (tout le monde a son portable...), plus de voyages, très peu de vie sociale, etc...

 

 

 

Donc je ne veux absolument pas de compteur émettant des ondes ni chez moi, ni chez les voisins, ni j'espère nulle part (dans d'autres pays ils ont dû l'enlever, vu les conséquences terribles au niveau de la santé)

 

 

 

Cela coûterait la vie à de nombreuses personnes, cela rendrait malade de nombreuses personnes (comme dans les pays où ils ont dû l'enlever) et évidemment cela coûtera très cher à l'ETAT qui après l'avoir installé devra l'enlever !!!!!)

 

 

 

Merci d'avoir pris le temps de me lire et surtout de réfléchir (avec votre coeur ouvert)

 

Et si c'était votre enfant, votre bien aimé(e) qui souffrait et qui souffrira un jour (voir amiante, etc.)

 

Toute ma gratitude encore de veiller à votre future santé aussi !!!

 

 

 

Anne, le 6 juillet 2015

 

Pièces jointes:
130-SCL-Temoignages-de-personnes-electrosensibles-7-juillet-2015.pdf 130-SCL-Temoignages-de-personnes-electrosensibles-7-juillet-2015.pdf

 
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Détails de l'Article
Article ID: 6
Catégorie: Témoignages
Date: 03-05-2016 01:46:33
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